Scouts Guide to the Zombie Apocalypse (2015)

Deux mises en garde :
1 : Le film n’a rien à voir avec le livre Guide de survie en territoire zombie, malgré le titre français de l’œuvre cinématographique.
2 : Surtout, ne lisez pas le synopsis propose par SensCritique pour vous faire une idée du film, car il sonne tellement gnan-gnan que vous n’allez pas avoir envie de le voir. Je vais plutôt vous en refaire un :
C’est l’histoire de trois scouts. Lors d’un camp, deux d’entre eux décident de lâcher le troisième pour aller à une fête, sauf que rien ne va se passer comme prévu, puisque des zombies ont débarqué dans leur charmante petite ville. Les trois scouts vont donc mettre de côté leur rancune pour pouvoir poutrer du mort vivant, avec l’aide d’une charmante serveuse. L’objectif est de sauver leur vie et la belle de l’histoire, qui est accessoirement la sœur d’un des trois lycéens.

On voit fleurir de plus en plus de films surfant sur la vague zombiesque, encore plus quand le film a l’ambition d’être une comédie horrifique, pour SGTTZA, je peux dire que le pari est réussi puisque j’ai totalement adhéré à l’œuvre. C’est un teen-movie, donc le public visé est surtout jeune, mais je dois avouer que j’ai pris un sacré plaisir à le regarder vu que je me suis marrée comme une patate devant. Bon ok, je suis assez bon public, mais j’ai trouvé le tout très drôle, pas toujours très fin, c’est évident, mais on évite soigneusement les blagues de cul (sauf quand on tire sur un zizi, mais ça reste anecdotique !) et le pipi-caca trop débile. De là à dire que c’est de l’humour « tout public », quand même pas. Mais on sent vraiment que l’effort a été fait pour que l’on considère encore le trio principal comme des enfants/adolescents, et je trouve ça vraiment appréciable.
Question horrifique, on a de belles giclettes de sang en perspective, avec des scènes bien gores parfois, mais là aussi, on nous épargne trop d’horreur qui deviendrait indigeste pour le genre. Le but est de faire rire avec du gore, pas de nous effrayer avec une comédie (ça ne veut strictement rien dire).

Les personnages sont attachants, notamment Ben (joué par Tye Sheridan, que je ne connais absolument pas), avec sa gueule d’ange qui a fait fondre mon petit cœur de beurre, mais aussi Carter (Logan Miller), le rigolo de la bande qui balance des punchlines de fou (même si tout le monde s’y met et s’y donne à fond), Denise (Sarah Dumont) la badass de service qui tire comme une pro au fusil, ou encore Augie (Joey Morgan), le loser de service qui a pas mal de ressources… Tout ce petit monde s’évertue à nous faire prendre du plaisir pendant environ 90 minutes et y arrive sans mal. Rajoutez à cela des scènes vraiment géniales, avec des situations risibles, donc forcément marrantes. En fait, SGTTZA a un sacré rythme puisqu’il n’y a aucun temps mort et que chaque séquence n’est jamais de trop et nous donne toujours un rebondissement.
Bien entendu, le film n’est pas exempt de défauts, j’ai parlé de l’humour plus haut, qui n’est franchement pas destiné à tout le monde, mais aussi le fait que le film, même s’il est rafraîchissant, n’apporte rien de plus au genre et n’est vraiment pas au même niveau que les éternels Shaun of the dead ou Zombieland, même s’il s’en approche. Je trouve aussi regrettable que l’une des scènes nous rende presque épileptiques à cause des flashes, parce qu’elle était vraiment bien. La bande originale aussi, n’est pas sensationnelle, elle rappelle vraiment à quel point on est dans le teen movie, même si on a quelques chansons terribles (Rock you like a hurricane notamment). Bon puis, vous l’aurez compris, tout est assez prévisible, mais c’est monnaie courante dans ce genre de films.

Puis merde, un film où plusieurs personnages chantent du Britney Spears, c’est forcément bien, non ?

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Go Goa Gone (2013)

J’vous fais la plâtrée sur SensCritique ou vous en avez assez ? Parce que je veux bien repartir dans l’éloge de ce merveilleux site/Saint-Graal qui m’a fait découvrir des films sympas, dont celui qui est l’objet de cet article… Ça m’fait pas peur.

Go Goa Gone c’est un film indien. Je le précise, parce que j’en ai chié pour trouver ce film et ai dû tomber sur des sites vérolés qui m’ont sûrement filé des virus et autres conneries. Je reprends, après cette précision pas du tout importante pour la suite : des noms au casting ne me disent rien, mais sont apparemment un peu connus pour les rodés de Bollywood (Raj Nidimoru et Krishna D.K. sont à la réalisation, et nous avons Saif Ali Khan, Kunal Khemu, Vir Das et Puja Gupta comme acteurs principaux). Sinon, c’est une comédie horrifique avec des zombies.

Alors je ne sais pas pour vous, mais, personnellement, je suis assez hermétique aux films indiens, la faute à Bollywood et ses comédies musicales longuettes, je préfère me taper du bon gros blockbuster sauce américaine qui satisfait ma rétine et m’apporte ma dose de bien-être par mois, mais là n’est pas le sujet. Là où je veux en venir, c’est que, de prime abord, je ne suis pas tentée du tout par les films hindi et que le pitch à lui seul m’a convaincue. Alors le voilà :
Deux colocataires et potes d’herbe partagent leurs déboires : l’un a perdu son travail, l’autre a perdu sa petite amie. Alors pour se consoler, ils décident de se rendre à Goa avec leur colocataire (oui, ils sont trois), là-bas, l’un des trois rencontre une fille qui l’invite à une after-party organisée par la mafia russe. Lors de cette fête, circule une nouvelle drogue qui transforme ses consommateurs en morts-vivants. Ils vont devoir établir un plan pour sortir vivants de l’île…

Oui je sais, ça ne paye pas de mine (et encore, vous n’avez pas lu le synopsis d’Allociné), l’affiche sonne très série Z, et pourtant, les éloges que j’ai pu lire ont fini de me convaincre…
Première chose, les avertissements anti-tabac en préambule du film m’ont interloquée, et je me suis demandé où j’étais. Après renseignements, j’ai appris que l’Inde dans sa lutte contre le tabagisme, oblige les films où des acteurs consomment tabac, alcool et stupéfiants à introduire un avertissement contre ce genre de comportements. Rien de bien choquant, mais je préfère que vous soyez au courant que les trois premières minutes du film ont un message anti-tabac.

Le film a quelques grosses ficelles qui traduisent un manque de prise de risques, comme le fait que c’est une drogue qui a infecté tout le monde, raison plus ou moins valable qui aurait pu être travaillée ou complètement éludée au profit du mystère, puisque les raisons d’une telle transformation ne sont pas non plus indispensables au bon déroulement d’un film de ce genre. La morale, si on peut parler d’une morale, est dispensable puisqu’elle est évoquée sans réelle subtilité ; en bref, on a l’impression d’entendre « La drogue c’est mal ». Bien sûr, cette morale n’est pas très présente et ne trahit pas la qualité du film, mais elle a le malheur de tomber comme un cheveu sur la soupe.
Le début permet de connaître tout ce petit monde dans son train-train quotidien et nous montre alors des losers parfaits, dans tous leurs clichés : amours foireuses, situations professionnelles bancales, fumette, oisiveté et une certaine mauvaise perception de la réalité… Cependant, l’introduction paraît longue puisque la véritable histoire met beaucoup de temps à démarrer (une bonne trentaine de minutes) et gâche un peu les festivités, à savoir les apparitions de zombies.

Malgré tout, Go Goa Gone donne un petit coup de frais aux comédies horrifiques. Tout d’abord, de par son pays d’origine, mais aussi parce qu’il utilise de nouveaux outils pour mettre en scène ces zombies. D’habitude, quand on parle de ces joyeux personnages, on imagine l’obscurité, les routes désertiques, les pubs, bref, du produit anglophone m’voyez, et là, on se tape un soleil radieux, une île magnifique et une plage qui fait rêver, avouez que c’est déroutant. Evidemment, une comédie horrifique avec des zombies, même si son contexte est différent de ce qu’on a pu voir auparavant, a de grandes chances d’avoir des similitudes avec ses aînées, c’est ainsi que l’on a de sympathiques hommages à Shaun of the dead ou Zombieland avec la retenue de ne pas les citer afin d’éviter d’établir un lien trop forcé avec la comédie horrifique britannique et l’américaine. A côté de ça, les clichés subsistent et, ici, on arrive à les détourner de façon subtile et drôle, sans ironie ou sarcasme, démontrant un certain respect envers les œuvres mythiques du genre. Car, même si les situations sont trop évidentes, connues et banales, elles restent très drôles, notamment grâce aux répliques qui font mouche et au charisme des acteurs qui jouent tellement bien les abrutis, aussi maladroits qu’attachants.

Ainsi, les personnages de cette œuvre n’ont guère d’originalité vis-à-vis de leurs pairs dans d’autres films, mais j’ai envie de dire tant mieux, parce que c’est une recette qui fonctionne. On a donc une bande de copains, un peu gauches, pas mal allumés, mais profondément gentils, qui rentrent dans la peau de héros d’un jour pour sauver une demoiselle en détresse qui n’a pas vraiment besoin d’être surprotégée, le tout, conduit par un véritable tueur de zombies sachant manier les armes et ayant une ribambelle de flingues dans ses poches. Tout ce petit monde est marrant puisque souvent con, et ça permet de savourer un film de zombies sans personnages qui se prennent vraiment au sérieux. Même le mafieux-dealer-faux russe-zombie killer a des faiblesses et des petits penchants pour la bêtise. Ce qui explique surtout ce côté loufoque et drôle, c’est la fumette, puisque les deux personnages principaux sont de gros consommateurs, et leurs réactions s’en ressentent. Nous ne sommes pas dans un stoner comedy, et les personnages ne sont pas ravagés non plus, mais ce petit penchant leur offre un petit quelque chose d’amusant. Dans cette comédie horrifique, l’accent est donc davantage mis sur le côté comédie qu’horrifique. Le bad ass du film est une sorte de Tallahassee indien, avec le même entrain à dézinguer des zombies, les autres le suivent et se servent des armes tant bien que mal : les gentils losers deviennent des héros qui poutrent de l’infecté, permettant d’avoir notre petite ration de coups de feu entraînant d’importantes giclettes de sang, il en va de même pour les armes plus inusitées qui nous amènent leur lot de morts dégueulasses, parce qu’il faut bien se défendre, et que tout peut servir d’arme si on parvient à l’utiliser. Les personnages sont donc arrachés à leur vie monotone pour combattre des zombies et réagir face à cette situation extrême, et ils s’en sortent plutôt bien. A côté de ça, l’interprétation est chouette, on sent que les acteurs ont pris du plaisir à jouer ces rôles et ils sont tous dans la peau de leur personnage.

En somme, il n’y a rien de très surprenant ni de novateur dans Go Goa Gone. Pourtant, il tire son épingle du jeu, notamment en nous offrant un bon jeu d’acteurs et des répliques sympas. Le film n’est pas crédible, mais il est suffisamment audacieux et divertissant et je pense que ça suffit amplement pour le voir, d’autant qu’on sent que tous ceux qui ont participé au projet ont mis du cœur à l’ouvrage. Ce n’est donc pas indispensable, mais ça n’a pas l’ambition d’égaler Shaun of the dead, ce qui fait que l’œuvre est honnête et savoureuse. Vous ne le regretterez pas.

Dead Snow (2009)

Dead Snow est sorti en direct-to-video en décembre 2009 et a été réalisé par Tommy Wirkola. Le casting entier du film est norvégien. Il raconte l’histoire d’une bande d’étudiants en médecine qui se prend des vacances dans un chalet en montagne et… qui tombe sur des zombies nazis sortis de la glace et de la seconde guerre mondiale !



Même si le postulat de départ était un peu craignos (des zombies nazis qui viennent foutre le bordel), il n’en reste pas moins original mais tout se casse lamentablement la gueule. La faute au jeu d’acteurs, à l’incohérence et au virage humoristique que prend le film vers sa deuxième moitié. Parce que Dead Snow c’est ça : un humour raté qui se prend les pieds dans le tapis. En fait, le début du film se veut résolument sérieux, il pose les faits, essaye de faire naître en nous peur, suspense et appréhension car on ne voit pas la cause des disparitions de nos jeunes gens, si on n’a pas lu le résumé du film ni vu son affiche, on pourrait très bien penser à un yéti, des mutants, des OVNIs, mais sûrement pas à des zombies nazis. Alors dès qu’on aperçoit ces gentils hommes venus tout droit du IIIème Reich pour mordre/déchiqueter/bouffer de la jeunesse étudiante, d’autant que pour la plupart, les nazis c’est un petit peu l’horreur à son apogée, alors si on mélange ces personnages à des zombies qui par extension ne sont pas en reste, c’est l’effervescence. On n’essaye plus de nous faire peur mais on essaye de jouer avec les codes qui ont bien fonctionné chez Braindead : mêler le comique au gore. Sauf que c’est risible au plus haut point. En effet, on a du mal à savoir si c’est voulu ou subi cet humour et c’est clairement déroutant. L’humour est tellement débile, mal adapté et non maîtrisé qu’on a limite pitié pour ces pauvres acteurs qui sont obligés de faire ce qu’on leur demande, à savoir passer pour des cons et jouer des abrutis en puissance. Donc autant on peut facilement rire (malgré la volonté de départ ou pas du tout, puisque nous n’en savons rien !) dans la seconde partie de Dead Snow, autant la première partie rime avec ennui. Parce qu’on se fait monumentalement chier ! On passe sur des conversations stériles, des petits fifous qui s’amusent dans la neige, un petit peu de baise parce qu’il en faut et un mec qui avertit nos jeunes gens sur la dangerosité des lieux, mais ceux-ci lui rient au nez, les bougres ! En gros, le début de Dead Snow se prend trop au sérieux pour être crédible et sa seconde moitié se fait passer pour de l’humour débile pas maîtrisé ni voulu du tout.



On peut noter de certains hommages ou du moins des références à des œuvres bien connues, comme Braindead citée plus haut mais aussi Evildead et Call of Duty: World at War avec son fameux mode zombie (disponible aussi dans les Black Ops). Alors que ça passe crème dans un simple jeu vidéo relativement bien amené et réalisé, dans le film, les zombies nazis sont définitivement ridicules. Ils ont autant de crédibilité que les étudiants en médecine qu’ils attaquent, c’est-à-dire aucune. Puis tiens, on peut aussi aborder Iron Sky qui est un petit peu le contraire de Dead Snow, la flippe en moins : ça met en scène des nazis qui ont survécu, qui veulent revenir par extension, ça utilise l’humour, mais ça ne se goure jamais de ton, ce qui en fait une œuvre plutôt réussie et cohérente. Mais Dead Snow essaye tellement de bouffer à tous les râteliers qu’il s’y perd et ne sait plus trop comment avancer sans passer pour un con à 100%. Les nazis sont très peu réussis et c’est pire encore quand le colonel nazi appelle ses troupes en beuglant « Ressuscitez ! »… Euh, oui… mais non, définitivement non ! C’est absolument maladroit de faire parler un zombie, qui plus est quand c’est sa seule réplique et qu’il contribue au ratage du film. Dead Snow arrive quand même à nous offrir le gore tant attendu et c’est pratiquement la seule qualité du métrage : les scènes de démembrement, de massacres à la tronçonneuse et de décapitation sont assez réussies même si la plupart sont hors champ et assorties d’une giclée de sang qui fait retomber la sauce.

Je ne comprends guère l’engouement qu’a suscité Dead Snow, mais soit. Je vous invite tout de même à le regarder, pour ne pas mourir bête mais surtout pour voir ce que ça donne, des zombies nazis.

Zombieland

NUT UP OR SHUT UP !

Encore une comédie horrifique basée sur la fin du monde ! Encore oui, mais elle ne se base pas sur du déjà vu !

Zombieland ou Bienvenue à Zombieland (titre français) est réalisé par Ruben Fleischer.

L’histoire

La maladie de la vache folle est devenue une véritable épidémie et a transformé tous les habitants de la planète en zombies complètement assoiffés de sang et de chair. Un survivant qui a des règles de survie bien strictes, Columbus cherche par tous les moyens à rejoindre ses parents. Il va rencontrer sur sa route Tallahassee, un véritable chasseur de zombie et deux sœurs arnaqueuses, Wichita dont Columbus va vite tomber amoureux et Little Rock.

Avis et dévotion

Zombieland a été pour moi une énorme surprise. A l’instar de Shaun of the dead, je m’attendais à du déjà vu mais aussi et surtout, à un gros navet. Je me trompais énormément. Un bon road-movie, une excellente comédie horrifique : Bienvenue à Zombieland !

Tout d’abord, parlons des acteurs et des personnes hauts en couleur.
Le plus frappant (et c’est le cas de le dire), c’est Woody Harrelson/Tallahassee qui se montre en très grande forme dans ce film : il dézingue tout sur son passage. Chaque objet peut lui servir d’arme et il est très dangereux. D’abord antipathique, il se révèle être un véritable atout du film : drôle dans ses paroles et ses gestes et surtout, de plus en plus amical avec les autres.
Jesse Eisenberg, Emma Stone et Abigail Breslin ne nous laissent pas sur notre faim non plus : entre le premier qui se retrouve dans des situations toutes plus loufoques et drôles les unes que les autres et les deux filles qui passent leur temps à se foutre de la gueule des deux premiers, on ne s’ennuie pas une seule seconde.
A noter aussi la magistrale apparition de Bill Murray dans son propre rôle qui est tout à fait convaincant et tordu !

Les scènes sont géantes, notamment celles de dézingage de zombies par Tallahassee mais aussi celles qui se passent dans le parc d’attractions Pacific Playland.

Les dialogues et les répliques sont géniales et deviendront forcément cultes. Je parle des règles de Columbus : avoir un bon cardio, le double tap et surtout, ne pas être un héros… Mais aussi les paroles des deux hommes sur la vie, sur comment devenir un homme et surtout, sur les Twinkies que Tallahassee cherche désespérément !

Bien sûr, on peut lui reprocher d’avoir copié son homologue britannique, Shaun of the dead, mais ces deux films sont pour moi très différents dans le sens où on a l’humour british d’un côté et l’humour ricain de l’autre, et ça, ça fait toute la différence.

Le seul point négatif au film serait sa courte durée (1h30 à peine) ce qui nous laisse un peu sur notre faim : on en veut encore ! Vivement la suite !

Hilarant, divertissant… Je vous souhaite un bon visionnage !

Shaun of the dead

Il a été réalisé par Edgar Wright en 2005. La plupart des sites classent ce film dans le genre « comédie horrifique ».

Les acteurs principaux sont :

Simon Pegg, qui campe le rôle de Shaun, un quasi trentenaire qui vit en colocation avec deux vieux amis à lui dans une banlieue de Londres. Il travaille dans un magasin d’éclectro-ménager et va tous les soirs avec sa petite amie Liz, les amis de cette dernière et Ed, son meilleur ami.
Nick Frost est Ed, un vendeur de shit, il ne fait rien de ses journées à part jouer à la console et se remplir le ventre de bières. Il est aussi le centre des disputes dans la maison.
Liz, jouée par Kate Ashfield, est la petite amie de Shaun est complètement lassée par Shaun qui ne fait que passer ses soirées au Winchester, un bar et qui est toujours accompagné d’Ed, une sorte de crétin lourd. Elle souhaiterait passer des soirées en tête-à-tête avec Shaun.
David (Dylan Moran) et Dianne (Lucy Davis) sont les deux amis de Liz, le premier est amoureux secrètement de Liz alors qu’il sort lui-même avec Dianne. Cette dernière est comédienne (« ratée » dixit Shaun).

Sans compter que les Coldplay sont figurants dans ce film (véridique !).

Passons maintenant au synopsis :

Shaun mène une petite vie tranquille voire carrément ennuyeuse : il travaille et sort le soir avec sa copine et ses amis au Winchester. Quand sa petite amie lui demande de passer une soirée rien qu’avec lui, celui-ci décide de l’emmener au restaurant le lendemain soir… Malgré y avoir pensé toute la journée, il oublie de réserver une table et Liz rompt.
Le lendemain de cette rupture, il se passe des choses étranges : les habitants de Londres sont étrangement devenus des zombies après avoir été mordus par d’autres zombies. C’est alors que Shaun devient un super-héros, voulant reconquérir son ex petite amie en la sauvant elle, ses amis et sa mère.

En voyant ce synopsis voire même le titre, je m’étais dit « encore un énième film d’horreur inintéressant » ou « ça sent le gros navet ».
Le problème, c’est que Shaun of the dead est tout sauf un film d’horreur : c’est une parodie DE film d’horreur (le titre est en rapport avec Dawn of the dead de George A. Romero), et c’était pour ma part, une découverte surprenante.
Ce film est en effet plutôt absurde, tantôt gore, tantôt illogique, mais toujours drôle, avec une pointe d’humour noir.
Au début, il est vrai que l’on s’ennuie un peu, mais c’est certainement le but : on veut nous montrer que Shaun a une vie lassante dans laquelle il ne se passe RIEN, mais après, c’est complètement aberrant et drôle.

Effectivement, les scènes les plus hilarantes sont notamment quand Shaun et Ed décident de couper la tête aux zombies avec des disques vinyles, quand Shaun, Ed et Liz tuent un zombie en dansant sur Don’t stop me now de Queen, ou encore quand Shaun reçoit une fléchette en pleine tête…
Et ma préférée : quand Shaun et Ed sont en bas de l’escalier et que le premier appelle leur colocataire, (devenu zombie) avec une voix très efféminée !

Bref, tout cela pour dire que ça serait dommage de louper cette référence de l’humour anglais (parce que là vraiment, on est en plein dedans) et donc je vous invite tous à le voir au moins une fois si ce n’est pas déjà fait !