Shutter island


Je vous parle donc de Shutter Island, réalisé par Martin Scorsese avec qui DiCaprio fait toujours un bon duo.

Shutter Island, ce film que j’ai raté à sa sortie au cinéma…
Bien sûr, je me suis rattrapée et ai prié Leonardo pour qu’il me pardonne, ce qui le place au rang de mon troisième film préféré.

Comme d’habitude, présentation du film :

Teddy Daniels, un marshall est envoyé avec un coéquipier pour enquêter sur une île où se trouve une prison de haute sécurité. Leur mission : comprendre comment une des « patientes » de cette prison/hôpital psychiatrique s’est enfuie de sa chambre fermée de l’intérieur. L’histoire se passe en 1954.

Mystères, incertitudes, folie… C’est ce qui nous attend dans Shutter Island.
En effet, ce film très noir, très sombre abrite un petit bijou glaçant et merveilleux de l’univers cinématographique.
Tout le thème de la psychiatrie est exploré : paranoïa, folie meurtrière, schizophrénie… De quoi nous rendre nous-mêmes paranoïaques ! Car c’est effectivement ce que Scorsese réussit à faire de nous, spectateurs maléables, de véritables paranoïaques : qui dit vrai, qui dit faux dans cet hôpital ? Où se trouve la folie ? Où est la frontière avec la vérité ?

Le personnage de Teddy Daniels, d’abord sûr de lui se voit de plus en plus tourmenté au contact de cette île presque maudite. Ces démons viennent le visiter (camp de concentration, sa femme morte dans un incendie…) et son passé le rattrape, car la véritable motivation de cette venue sur l’île, c’est de retrouver le pyromane qui a tué sa femme dans l’incendie de leur immeuble.
On peut même établir un lien entre la lobotomisation pratiquée dans l’hôpital et les camps nazis, deux choses que côtoie et a côtoyé Teddy.
Seulement voilà, la folie commence à s’emparer de lui quand il se heurte au personnel soignant et médical qui lui indique que ce « patient » ne se trouve pas en ces murs. Pourtant, des indices prouvent le contraire. Alors pourquoi tant de mensonges et de mystères sur ce patient ?

Notre imagination est mise à rude épreuve dans Shutter Island, et ça a été un réel plaisir pour moi de me triturer l’esprit en le regardant pour la première fois, et pour en comprendre toutes les subtilités lors de mes récents visionnages encore.

Les décors sont somptueux tout en restant dans la noirceur voulue par le film : l’île et ses roches abruptes, l’hôpital et ses images cliniques, froides, sinistres, presque oppressantes, même le temps orageux s’en mêle.
Rien que lors de leur entrée sur l’île, un thème musical très obscur, apeurant.

Vous l’aurez compris, la tension et le tourment durent tout au long du film… Jusqu’à la scène finale, l’apothéose du film nous posant au fond de nous-même une grande question… Homme d’honneur ou homme fou ?

C’est à vous d’en décider lors de ce visionnage !

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J. Edgar de Clint Eastwood

Un casting de rêve (Eastwood, DiCaprio, Watts ou encore Dench) dans un objectif : réaliser un biopic sur le fameux « papa » du FBI, John Edgar Hoover.

Le film s’ouvre sur un John Edgar (qui veut se faire appeler « Edgar ») jeune, ambitieux et immensément patriotique. Son envie, voire son but ultime, c’est de combattre les ennemis de l’intérieur, les « rouges », en un mot, les communistes. Il devient peu à peu un homme important, son ascension rapide est retranscrite un peu à la louche : on passe très vite d’un petit bureaucrate à l’ouverture du Bureau des Investigations où il est le numéro 2.

C’est peut-être ce qui déboussole le spectateur dans ce film. Effectivement, J. Edgar se pose sur l’homme, sur ses émotions, en fait sa vie, plutôt que sur son histoire et sa politique.
On peut dire que J. Edgar est en fait un biopic « intime » où est réservé le traitement humain du personnage, et non son histoire, comme on aurait pu s’y attendre.

Le personnage terrible, J. Edgar

Les nombreux flash-backs et retours dans le présent peuvent eux aussi dérouter mais sont au moins l’outil de la transposition de la vie d’Edgar.
Ces flash-backs sont réussis et nous en mettent plein les yeux : Edgar rentre jeune, dynamique, et lisse dans un ascenseur ? Il peut en ressortir vieux, ridé et fatigué. Le maquillage et la transformation des personnages vieillissants sont, je trouve, très réalistes et très beaux.
Je m’explique sur ces retours en arrière : le film est basé sur la vie du patron du FBI racontant son histoire à des agents du FBI qui la retranscrivent sur papier. Pendant qu’il raconte les événements de son ascension, de son histoire, on voit ceux-ci à l’écran. Cela nous permet notamment de voir à quel point le personnage ment, et donc, que les flash-backs sont tout aussi menteurs. Il s’attribue des arrestations, des propos, des faits qui ne sont pas de lui.
C’est là que la dimension terrible du personnage apparaît. Il se veut menaçant pour garder sa place. Il montre parfois des élans racistes. Il veut être grand, il n’en est que terrible et craint. En effet, il collecte des « dossiers » sur des personnages publics. Il fait chanter les politiques pour garder sa place et ce qu’il a de plus cher, son bureau…
Et surtout, il se montre intraitable avec ses collaborateurs, et est très rigoureux avec ses agents (Un costume mal coupé ? Une moustache ridicule ? Cela pouvait valoir une sacrée remontrance de la part d’Edgar).

Le film explore donc plusieurs histoires relatives au FBI et à Hoover : l’arrestation de John Dilinger, la disparition de Charles Lindbergh Junior, la montée en puissance de Martin Luther King, les divers présidents des États-Unis… Lui donnant donc un goût de réalisme.

… Mais aussi et surtout, l’intimité de J. Edgar

Eastwood prête à Hoover des mythes qu’il transforme en réalité. L’homosexualité supposée d’Edgar avec son bras droit Tolson est ici explicite. La relation avec sa mère est ambigüe, cette femme se veut castratrice, son fils fait d’ailleurs tout pour lui plaire : il renie son bégaiement pour elle, il devient ce qu’il est pour elle, il cache son homosexualité pour elle.
Edgar refoule ses sentiments, et de ce fait, la relation amoureuse et intime avec Tolson en devient triste.
Edgar est également fidèle à son équipe, formée de son bras droit, Tolson et de sa secrétaire, Gandy. Ces trois personnages sont soudés, loyaux, se font confiance et se respectent mutuellement.

Ici, Edgar devient touchant et fragile. On le voit effondré, amoureux, si loin de ses menaces…

Conclusion, clap de fin, synthèse !

Alors certes, on peut dire qu’Eastwood essaye de toucher à toutes les dimensions de l’immense Hoover, le mettant en scène tantôt carriériste, grand, terrible, égoïste et tantôt dans le doute, effrayé et amoureux. Mais il dresse surtout un portrait de l’homme que l’on n’imaginait pas, un portrait souvent basé sur les mythes, qui deviennent donc réels et donnent au personnage toute sa puissance et sa dualité.

J’ai beaucoup aimé ce film. Certains pourront dire qu’ils se sont ennuyés, moi pas. J’ai trouvé l’histoire touchante. Les personnages sont joués avec réalisme et sont parfaits. La réalisation, les couleurs, le traitement des informations (mensongères) me plaisent.
Je vous conseille donc de le voir !

Leo, je t’aime

Cher Léo,
Sache que cette lettre d’amour est sincère et honnête, et que même si je n’ai pas vu tous tes films, je suis sûre que tu es brillant partout où tu es.

Pour les novices, tu es né le 11 novembre 1974 à Los Angeles. Ce qui est un signe parce que mon frère est né le 12 novembre 1984 (comme quoi, en ne changeant qu’un chiffre, tout peut basculer), et en plus, je rêve d’aller à Hollywood. Bref : ne cherchons plus, nous sommes faits pour être ensemble.
Tu as donc 37 ans mais la différence d’âge ne m’effraie pas. Tes origines italiennes, allemandes et russes font de toi cet être particulier, si cher à mon petit cœur de jeune femme. On peut y trouver un autre signe de notre future relation réussie : je suis française, d’origine française, ce qui peut être un plus pour le brassage de cultures, tu ne trouves pas ?

A la fois acteur, scénariste et producteur, tu peux également te trouver très engagé en faveur de l’écologie, tes nombreux dons et la création de ta fondation pour défendre l’environnement. Certes, je ne trie pas très bien mes poubelles, mais je suis à fond avec toi.

Mais revenons-en à notre rencontre…

1998, je suis en CE2. Toutes les filles de ma classe parlent de toi. Des photos, des posters, des cartes postales venant de « Star Club » et autres « Fan 2 » circulent à l’école. Je fais des pieds et des mains auprès de ma mère pour qu’elle m’achète la « K7 Vidéo de Titaniiiiiiiiic mamaaaaaan, steupléééé !! ». C’est chose faite, elle craque très vite. Je regarde le film, et là, révélation, moi aussi, je suis amoureuse de toi, Jack Dawson !
Puis, viennent le CM1, le CM2, le début de la révolution : Titanic c’est que pour les bébés, et pis d’abord c’est trop nul, et Jack et ben il n’est même pas beau !
Toute ma collection de magazines et de posters à ton effigie partent en fumée : je ne t’aime plus, même, je te trouve ringard !

Nous nous séparons…

Les années passent et nous ne nous sommes plus rencontrés. Un jour, c’était en 2004 je crois, mon frère regarde un dvd : Arrête-moi si tu peux. Je n’y accorde pas d’importance. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris mon erreur.

… pour mieux nous retrouver

Puis, en août 2010, une copine me dit « Viennnnns, faut qu’on aille voir Inception au ciné ! Il a l’air trop biiiieeeeen !! ». Bof, je ne comprends rien au synopsis et ça ne me plaît guère, mais après tout, elle m’offre la place. Et là, c’est la révélation. J’aime Dom Cobb, j’aime l’histoire, j’aime les personnages, j’aime tout ! Ton personnage si fragile mais si intelligent, si amoureux mais si triste… Et puis, Leonardo, t’es quand même pas mal…

Je ne suis pas du genre à ne regarder un film uniquement parce que l’acteur me plaît, sinon j’en regarderais à longueur de journée, mais toi, tu as cette chose spéciale : tu es un acteur. Tu joues absolument bien, tu es doué et j’admire ta performance.
Je décide alors de regarder Shutter island, que je voulais voir à sa sortie en ciné, mais j’avais beaucoup trop la fainéantise d’y aller. Mais le petit plus a été toi, je dois l’avouer. Pareil : le film est génial, l’histoire, le twist final et le jeu d’acteurs est génial. Tu mènes ton personnage comme personne et ce, du début à la fin. La façon dont tu interprètes Teddy, ce personnage de prime abord simple mais si complexe et… fou…  m’a fendu le cœur. Là, je commence à avoir le palpitant en émoi, les papilles qui frétillent et même les yeux larmoyants. Leo, je crois… que je t’aime bien.
Suivent Romeo+Juliet, Les Infiltrés, Les noces rebelles, Blood diamond… Dans tous ces films, tu es vraiment épatant et brillant.

Il m’arrive même très fréquemment de taper « Leonardo DiCaprio » dans Google, dans des fiches que je fais, à la rubrique « Acteurs préférés »… J’ai bien entendu découvert tes infidélités avec Gisele, Bar et Blake… Je ne t’en veux pas, après tout, ce sont des bombes. Encore un signe ! Elles sont blondes, tout comme moi !

J’irai bien entendu voir J. Edgar et j’ai hâte de voir le projet du Diable dans la ville blanche, où tu incarneras un tueur en série…

Bien sûr, comme je te l’ai dit précédemment, j’oublie beaucoup de tes prestations, notamment L’homme au masque de fer, Gangs of New-York, mais rassure-toi, ce n’est qu’une question de temps…

Au plaisir de te revoir,

Amoureusement,

Lu’