Starship Troopers (1997)

En voyant le titre de cet article, soit vous pensez que je vais faire un troll, soit vous pensez que je n’ai vraiment que des goûts de merde. La première option étant impossible de mon point de vue pour ce film, je vais donc opter pour la deuxième option, montrant que mes goûts de merde dans le cas présent, ne sont pas forcément horribles.
Cette petite introduction tient à rappeler que Starship Troopers est l’un des films les plus sous-estimés et incompris de tous les temps (avec Sucker Punch ? :D). Voulant remettre l’église au milieu des points sur les i, je vais me porter partie civile pour le procès de ce film si cher à mes yeux.



Starship Troopers est un film de science-fiction où l’on nous présente une guerre intergalactique avec les humains d’un côté et les parasites de l’autre. Ces parasites sont des formes extra-terrestres qui tentent d’envahir l’univers tout entier et qui sont plus que virulents, si bien que l’ensemble des humains a du mal à l’éradiquer et même à résister à cet ennemi. Pour prendre part à cette guerre, nous suivons Johnny Rico, de son quotidien d’étudiant à sa vie de soldat plus qu’efficace dans l’infanterie, le corps le plus mal vu de l’armée.

Présenté comme un film de propagande vantant les mérites de la guerre, recrutant les soldats dès le plus jeune âge et d’offrir aux étudiants une éducation déjà très orientée, Starship Troopers utilise l’humour et l’ironie pour mieux présenter ce système défaillant et ridicule d’enrôlement, de recrutement et de fonctionnement politique et sociétal. Et c’est en prenant ce chemin apparemment sans embûche que l’œuvre s’est faite cracher dessus. En effet, la plupart des spectateurs n’ont absolument pas compris que le film donnait pendant toute sa durée dans le second degré, ils ont donc tout pris au pied de la lettre, le trouvant tour à tour immoral, encensant la guerre ou encore fade. C’est pourtant assez clair que Starship Troopers utilise dans tous ses procédés l’humour afin de mieux dénoncer la dangerosité de l’omniprésence des forces armées dans la politique et sa place dans la société. Effectivement, entre les messages de propagandes plus que rentre-dedans, les publicités pour les corps d’armée (comme pour de vulgaires produits ménagers) et surtout le fait qu’il faille faire son service militaire pour être « citoyen », tout est limpide et tend à montrer que le film se veut acerbe.

Dans le film, la société est régie par les « citoyens », des personnes qui votent, prennent les décisions et plus globalement, détiennent le pouvoir. Une autre classe sociale existe, ce sont les « civils », qui, vous l’aurez compris, n’ont aucun privilège. Alors que cette facette de la société est a priori importante dans le livre, elle n’est que survolée au début du film, sans pour autant être expédiée. On apprend donc que pour être « citoyen », il faut avoir fait son service militaire, et que les citoyens ont la possibilité de rentrer dans plusieurs corps de métiers à l’inverse des civils et qu’ils ont un pouvoir sur les autres, en d’autres termes, une forme de violence dangereuse que les autres n’ont pas. Dans cette société, un peu comme dans Gattaca, le racisme, la misogynie et la différence sont éludés au profit de cette simple citoyenneté. Ainsi, les citoyens sont des êtres bons et qui ont des droits et des devoirs, les civils n’ont absolument rien. La différence réside seulement dans ce statut social. Promis à être de bons citoyens, on retrouve donc Rico et ses camarades, tous présentés comme des jeunes riches dans un lycée, nous faisant penser à la Californie, pourtant, on est à Buenos Aires. Ce détail anodin ne l’est en fait pas, puisque l’on nous présente des personnages tout droit sortis du rêve américain, transportés dans une ville aux antipodes de ce qu’ils sont : pauvre, cauchemardesque et sans une once de pouvoir de décision. En réalité, cette transposition sert davantage le côté décalé du film, puisque l’on imagine mal nos petits lycéens dans une école actuelle de Buenos Aires…



Malgré la supposée avancée de la société dans laquelle évolue nos personnages, on se rend bien compte que cela n’est que foutaise, les châtiments corporels et les punitions en place publique étant notamment de rigueur. En extrapolant, on arrive à voir que malgré les progrès faits (conquête de l’espace, union des pays au profit d’une guerre intergalactique…), des problèmes résident et/ou pointent le bout de leur nez : la manipulation de masse avec des vidéos de propagande et d’enrôlement, la pérennité d’un fossé entre les différentes classes sociales existantes… Montrant et pointant les défauts d’une société de rêve, on arrive toujours à voir qu’un système se base sur des inégalités et injustices plus que choquantes. Nous apercevons même quelques clins d’œil à des régimes totalitaires ayant existés, avec la propagande certes, mais aussi avec les uniformes des officiers de l’armée ressemblant très fortement aux manteaux des nazis. Cependant, aucune rébellion n’est aperçue, les personnages, leurs amis, leurs parents sont ancrés dans cette société, ils respectent ses procédés et même : la prônent. Ainsi, ces problèmes invisibles pour les personnages, ces derniers vaquent à leurs occupations qui elles, sont assez bien connues de tous : se trouver une place dans la société, avoir une reconnaissance sociale et professionnelle, se faire des amis, et pour Rico, reconquérir le cœur de sa bien-aimée qui a préféré sa carrière.

Parce que Starship Troopers dénonce certes les dérives d’une société moderne, mais il décrit aussi des histoires entre plusieurs personnages qui se lient d’amitié, qui se détestent, qui s’aiment… Ces histoires s’ancrent très facilement dans le film et ne sont absolument pas gnan-gnan ni de trop. Et à côté de ça, il y a la vraie guerre, celle qui oppose les humains aux parasites, celle qui fait perdre à nos personnages des êtres chers. Ici, un autre défaut pointé par les spectateurs apparaît, celui du côté kitsch du film. Sans pour autant le nier, je tiens à le minimiser. En effet, le film n’est pas tout jeune, mais n’est pas centenaire non plus. Cependant, j’ai vuStarship Troopers quand j’étais enfant, et il fait partie pour moi de ces films inscrits à vie dans les années 1990. Bien entendu, plus jeune, je ne percevais pas toute la critique et prenais le film au premier degré, mais c’est en le revoyant à notre époque que je m’aperçois de tout le côté revendicateur du film. Ainsi, j’ai presque envie de dire que le kitsch du film est totalement assumé et décomplexé : ça a mal vieilli, les effets spéciaux sont plus ou moins mauvais, les images sont très médiocres… Et pourtant, je trouve que tout le charme du film réside ici, que ce soit lors de sa sortie ou à notre époque, vingt ans après. Je ne vous décris pas du tout un plaisir coupable, mais plus une sorte de film aimé tant pour ses qualités que pour ses nombreux défauts. En effet, si on apprécie l’œuvre, c’est aussi pour son côté tellement vieillot (j’oserai presque dire « vintage ») et donc, profondément 90’s. Le casting lui aussi est d’époque et un peu kitsch : Denise Richard et Dina Meyer du côté des dames (et pour les spectateurs hommes qui ont dû baver plus que de raison sur l’une ou l’autre), Casper Van Dien et Neil Patrick Harris du côté des hommes.

Avant de conclure, que serait un film situé dans l’espace sans une petite pensée pour Star Wars ? En effet, la musique épique nous rappelle étrangement les thèmes de la saga où là encore, une guerre fait rage.
Starship Troopers est pour moi une pépite des années 1990 que j’aime regarder encore aujourd’hui, et même si je ne vous ai pas convaincus à son sujet, il restera toujours un film appréciable pour toutes ses qualités et tous ses défauts, que je continuerai à regarder sans avoir la moindre honte. Et que je continuerai à défendre malgré les principaux reproches faits : navet et promotion du fascisme.

Be a real hero (part IV)

KICK-ASS 2

Kick-Ass 2 est sorti en 2013 grâce à Jeff Wadlow, il met en scène les mêmes acteurs que le précédent, sauf que Jim Carrey prend la place de Nicolas Cage.
La vie continue pour Dave et Mindy, celle-ci a maintenant quinze ans et dézingue toujours des méchants, elle va même devenir le coach de Dave afin que celui-ci devienne plus fort. Seulement, face à sa promesse envers son tuteur, Marcus, l’ancien collègue de feu son père, Mindy arrête toute activité et essaye de se construire une vie avec des filles de son âge. Dave est alors contraint de trouver des acolytes dans sa volonté d’œuvrer contre le mal. Et il dégote des apprentis super-héros qui ont tous suivi son exemple, dont notamment le Colonel Stars and Stripes, un sanguinaire qui a maintenant la foi.




La vie n’a pas changé pour nos héros, Mindy a toujours envie de rendre service à la ville en se servant de ses talents, Dave aime toujours se mettre dans la peau de Kick Ass. Cependant, leur passage dans tous les journaux télévisés du pays a démocratisé les super-héros : maintenant, en devenir un, c’est donné à tout le monde, car chacun a bien sa petite justice à faire (enfant tué, sœur violée…). Grâce à Kick Ass, les super-héros (ou plutôt les apprentis) ont émergé massivement et forment un groupe de justiciers œuvrant ensemble pour rendre les rues de la ville plus sûres. De là à dire que nos protagonistes n’ont pas changé, c’est faux, ils ont grandi et mûri, même leur costume ont évolué : celui de Hit Girl notamment est plus chevaleresque, moins enfantin. Mais si des hordes de super-héros émergent, une armée de super-vilains est en train d’être formée par Red Mist, renommé pour l’occasion en Mother Fucker, qui, à grands coups de billets verts, achète ses disciples et s’entoure de personnages peu recommandables mais du coup, beaucoup plus puissants que Kick Ass et ses acolytes. Alors quand la guerre se déclare entre les deux camps, il n’y aura qu’une seule personne pour les sauver… Et évidemment, cette personne, c’estHit Girl. Mais avant cela, la demoiselle à d’autres culs à botter, notamment ceux des pouffiasses de son école qui l’ont ridiculisée et humiliée sur un terrain qu’elle ne maîtrise pas : le monde des filles. Mais la connaissant bien, on savait qu’une fin heureuse (ou plutôt vengeresse) pour elle allait arriver, et c’est grâce aux gadgets de son papa qu’elle arrive à ses fins : un appareil à vomi/diarrhée.



Vu que le premier Kick-Ass du nom a bien fonctionné, pourquoi ne pas reprendre intelligemment sa recette ? C’est ainsi que la scène d’ouverture, c’est Mindy qui tire sur Dave peu rassuré, même si affublé d’un gilet par balles. Pour l’occasion, les thèmes musicaux du premier opus sont repris ici, mais dans un genre plus rock, montrant la volonté de donner davantage dans le trash et la violence. Car la violence était présente dans le premier, mais elle est omniprésente dans ce second volet, que ce soit par le biais du Mother Fucker et ses grossièretés verbales, l’habileté imaginative du bras droit de celui-ci, Mother Russiaqui tue avec plaisir en torturant. Cela dit, le méchant n’acceptera pas de tuer le chien du Colonel Stars and Stripes : on ne touche pas aux animaux ! Le Mother Fuckerest un enfoiré de cruauté qui pense pouvoir acheter tout et tout le monde, ne serait-ce que par la mise en scène de la mort du père de Dave, dont la pendaison est envoyée par MMS à son fils. Malgré tout, il reste un méchant ridicule. Là où son père, Frank était fort, déterminé et débrouillard, lui passe juste pour un abruti complet qui ne sait se dépatouiller sans son tuteur. D’ailleurs, son costume en dira long sur lui : il a repris les costumes SM de sa mère pour se fabriquer sa nouvelle peau, bref, il n’a pas compris grand-chose à la vie. Ces bras droits sont heureusement là pour le faire passer pour quelqu’un dont on doit avoir peur.



Cela dit, Kick-Ass 2 ne s’élève malheureusement pas au rang de son prédécesseur, il ne déçoit pas, mais il n’est pas forcément utile (tout comme le comics). Certaines scènes sont sympas, notamment celle deMindy devant le clip d’Union J où elle se fait traiter de cochonne, l’entraînement de Dave par Mindy… Mais c’est pas non plus aussi surprenant, étonnant et plaisant que les scènes du premier film. On ne va cependant pas lui reprocher sa fin : l’avenir incertain de Mindy qui s’enfuit de la ville avant d’être rattrapée par la police (dont son tuteur), mais surtout, Kick-Ass 2 nous montre avec une certaine aisance qu’il est tout à fait possible pour Monsieur-tout-le-monde de devenir un héros au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce qu’en poursuivant les voleurs qui viennent de commettre un vol à l’arrachée sur une pauvre mamie sans défense. Bon par contre, merci d’oublier la scène post-générique, qui ne fait que de nous apprendre qu’un troisième opus aura lieu, mais dont on peut se passer sans problème. Puis l’humour noir du premier est troqué par du simple pipi-caca alterné par des insultes à presque toutes les scènes où l’on voit le méchant. Lassant. Toutefois, celles balancées par Mindy sont savoureuses, surtout quand elle s’adresse à ses pétasses de copines.

Pour finir, j’ai presque envie de dire que si vous cherchez un film sur des héros en devenir, n’explorez pas Kick-Ass 2 sans avertissement. Car certes, on a encore une fois des apprentis super-héros, mais la quête identitaire et la vengeance voulue sont peu accommodantes dans ce second opus. La conclusion se suffirait à elle-même malheureusement, mais ils n’allaient pas faire la suite de Kick-Ass en vingt minutes… Bon, et puis je crache pas totalement dans la soupe : le premier tiers du film est délectable, vu qu’on y voit l’entraînement de Dave (qui devient un peu trop musclé pour un amateur). Bref : avant et après oui, mais pas pendant ! Sinon, la musique est pas mal, en plus des thèmes repris, on a des nouvelles chansons assez bonnes.



Conclusion : J’espère que je vous ai suffisamment documenté sur le sujet des apprentis super-héros, parce que nom d’une pipe, y’a pas que SpidermanBatman et compagnie dans la vie !

Be a real hero (part III)

KICK-ASS

Kick-Ass a été réalisé en 2010 par Matthew Vaughn, c’est une célèbre adaptation des comics éponymes de Mark Millar et John Romita Jr mettant en scène Aaron Taylor-JohnsonChloë Grace Moretzou encore Nicolas Cage.

Kick-Ass, c’est avant tout l’histoire d’un lycéen, Dave, qui a une vie un peu trop commune à son goût. Il a des amis, il aime une fille, il se paluche sur des sites pornos, il lit des comics… Et son amour pour ces derniers va le pousser à devenir un super-héros, à l’instar de ses idoles, Superman ou bien Batman. Il va vouloir devenir un super-héros pour donner du piment à sa vie et se sentir responsable de quelque chose. Cependant, il va vraiment se rendre compte de gravité de ses actes irréversibles quand il va se frotter à de vrais méchants (mené par Frank d’Amico) et lorsqu’il va rencontrer d’autres super-héros qui ne jouent définitivement pas dans la même cour.




Kick-Ass c’est donc la transformation de Dave de prime abord. On le voit d’abord dans sa vie normale, sa vie rangée de lycéen banal dont la plupart se contente. Il se fait racketter, il est faible, ça en est triste. Puis il s’achète un costume ridicule vert et jaune (de plongée qui plus est) et commence à vouloir se faire respecter par les deux qui l’ont racketté quelques semaines plus tôt, il se prend vite un coup de couteau et finit à l’hôpital car renversé par un chauffard. Il revient avec la version 2.0 de son personnage, qu’il a appelé tout bonnement Kick Ass : maintenant, qu’il a été refait de partout, il a moins de sensations quand on le frappe. Alors, il commence à patrouiller la nuit et cherche Mr Bitey, un chat et tombe littéralement nez-à-nez avec des malfrats qui poursuivent un homme, une aubaine pour lui, il peut enfin défendre cet homme. Son acte est médiatisé car des passants l’ont filmé et ont mis la vidéo sur Youtube. Une véritable réussite pour lui, il peut donc s’en prendre à plus gros : un drogué et ses potes dans un appartement, armé d’un taser, il blesse légèrement le méchant, se croyant foutu, il est sauvé par un duo de super-héros qui sont beaucoup plus professionnels et déterminés que lui : un père et sa fille. De fil en aiguille, il sera propulsé au rang de star nationale grâce à MySpace, ce qui va attirer les foudres du parrain de la ville. Il va donc se retrouver piégé, morflant comme jamais, en étant encore une fois sauvé par la gamine qui est largement plus douée que lui… C’est à partir de là qu’il prend conscience de ce qu’il fait, qu’il est maintenant une personnalité regardée, admirée et que ses faux-pas se révèlent destructeurs pour lui-même. Il prend véritablement conscience de cela lors de la scène où il se retrouve devant le miroir, complètement en sang.

Cette fameuse scène, je la trouve carrément terrible : non seulement le morceau intitulé Marshmallows est vraiment beau, mais en plus, on a successivement la prise de conscience de Kick Ass qui se rend compte que se prendre pour un super-héros n’est pas donné à tout le monde, et surtout, qu’il faut assumer. Cette maturité, Hit Girl l’a déjà acquise : pendant que Dave se rince dans la salle de bain, elle prépare la vengeance de son père, ne pouvant pas encore faire son deuil. Je trouve que Kick-Ass est un film certes, pour un public ciblé (geek/jeune) mais qui véhicule de bons concepts : la responsabilité (mais en mieux formulé que dans Spiderman), l’assomption et l’acquisition de la maturité. Et cette dernière est soit forcée (Hit Girl), soit délibérément choisie (Kick Ass). Effectivement, les deux sont jeunes,Mindy (le vrai prénom de Hit Girl) a 12 ans mais a déjà la tête sur les épaules, les pieds sur terre et une définition bien nette du bien et du mal. Elle n’a plus aucune innocence, malgré son jeune âge, c’est une adulte qui a été formatée par son père. Ce dernier lui vouait un amour inconditionnel, mais il l’a utilisée dans sa revanche contre Frank d’Amico et les criminels en général. Pour ce qui est de Dave, c’est autre chose, il a voulu plonger dans le monde des grands sans vraiment savoir ce qui l’attendait, ne pouvant plus faire marche arrière, il convient d’accepter son sort et d’assumer ses choix. Au-delà du fantasme,Dave a dû reprendre contact avec la réalité, et la scène devant le miroir est le fameux déclic. « Quand on n’a pas de pouvoir, on n’a pas de responsabilité ? » Pas sûr…



Au-delà de la morale et de la volonté de faire passer des messages, on doit quand même retenir que Kick-Ass, c’est du fun à l’état pur : on nous colle des scènes de combat carrément pitoyables (la première de Dave qui se solde par un séjour à l’hôpital) et d’autres incroyables et vraiment appréciables, celle avec Big Daddy (avec en prime, le remix du thème de 28 jours plus tard) ou celle où Hit Girl devient Robinet tente tant bien que mal de sauver Kick Ass et son père d’une mort certaine. Mention spéciale pour cette scène, celle du FPS avec en prime, la musique de Sunshine retravaillée pour l’occasion. C’est acrobatique, y’a des armes, des sauts périlleux, des cascades, youhou ! C’est violent, y’a des effluves de sang, on transperce des gens de part en part, on charcute… Kick-Ass est un film qui montre que les super-héros peuvent tuer et se faire tuer. C’est hyper rythmé, bien sûr, on n’a pas que du combat, et quand ceux-ci cessent, on ne retombe pas dans le plat, puisque l’on suit tour à tour Dave ou Mindy et son père dans leur vie quotidienne mais avec des préoccupations bien différentes.

A la limite de nous virer le héros, Hit Girl est élevée au rang de super gamine, adulée de tous. Mignonnette dans la vie de tous les jours, habillée en rose, avec des couettes et recevant pour son anniversaire des couteaux papillons, elle se transforme en véritable guerrière lorsqu’il le faut et n’hésite pas à démonter du méchant avec une violence extrême, avec une absence hallucinante de remords. On pourrait notamment croire que Mindy n’est qu’un instrument, un robot dont s’est servi son père pour mener à bien sa quête, mais elle nous prouve à de nombreuses reprises qu’elle a un cœur, notamment grâce à son amour pour son père, mais aussi avec sa compassion à la fin envers Dave, même si elle est quasiment imperceptible.
Dave n’en perd pas néanmoins tout son charme, mais la force exemplaire et le courage de la gamine est peut-être trop importante pour que l’on puisse élever le personnage principal au rang de héros. Big Daddyest lui, un papounet tout mignon, qu’on a du mal à détester malgré ce qu’il a fait de sa fille. Quant aux méchants, c’est des vrais méchants bien dégueulasses, sans foi ni loi.



En plus d’être violent et plein de sens, Kick-Ass arrive à dédramatiser toutes les situations grâce à l’humour (souvent noir) dont il fait preuve. Notamment grâce au personnage principal, Dave que l’on entend en voix-off qui se lance dans des répliques assez drôles « Comme chaque tueur en série le sait, il y a un moment où l’heure n’est plus au fantasme », tombe malgré lui dans des situations comiques (celle où les deux petites frappes se foutent de sa gueule en voyant son costume), sans oublier son entraînement fait par lui-même où il tente de sauter d’immeuble en immeuble, mais se ravise au tout dernier moment… Il arrive également à rendre hommage à des films et autres médias de la pop culture notamment, grâce à des références assez chouettes : musique d’Ennio Morricone, mentions de Scott PilgrimSpiderman,Sin CityLost et surtout, Batman avec le costume très ressemblant de Big Daddy, une réplique assez savoureuse de Hit Girl (le fameux signal dans le ciel de la bite géante donné par le maire) et une discussion entre Dave et l’un de ses amis : Batman ou Le Joker ? Mais attention, Kick-Ass n’est pas seulement qu’un film de geek, c’est plus profond que ça, et je vous l’ai montré plus haut.

Pour la petite comparaison avec le comics, Kick-Ass garde le fil conducteur, mais prend quelques libertés : une histoire d’amour (bah oui, on est au cinéma, fallait bien du cul), et même si le film est assez sombre, le comics l’est encore plus de par son univers, ses couleurs… Car en effet, dans le film, les personnages évoluent dans un monde de couleurs (lycée, magasin de comics, même le chocolat chaud deMindy et de son père a des marshmallows…) et le ton est davantage comique, même s’il garde sa violence, sa volonté de frapper, de se distinguer par l’abrupt.
Hors comics, pour relever la sauce, on a le droit à une savoureuse bande originale (The ProdigyThe Pretty Reckless…) et des thèmes qui ne sont pas si éloignés des thèmes héroïques que l’on a pu trouver dans la franchise Batman de Christopher Nolan.


Pour finir, j’élève Kick-Ass au rang de film à voir au moins une fois dans sa vie, car il donne une sorte de renouveau au genre, sans pour autant être prétentieux et prendre son public pour des cons. Il arrive à jongler sur plusieurs terrains en même temps, et c’est assez rare et admirable. 

Be a real hero (part II)

SUPER

Film de James Gunn réalisé en 2011, il a pour acteurs Rainn WilsonEllen PageLiv Tyler ou bien Kevin Bacon.
Super, c’est l’histoire de Frank, un pauvre gars qui décide de se venger du dealer qui lui a volé sa femme, elle-même junkie. Il devient alors Crimson Bolt, un super-héros bien loser, qui combat le crime. Dans sa croisade contre le mal, il va entraîner une jeune tarée psychopathe, Libby qui va quant à elle se faire appeler tout simplement Boltie.




Super, c’est la violence face à la violence. Là où Defendor donnait dans l’émotion, la justesse, Super rejoint le côté violent, pulsionnel et dérangeant du super-héros (si ce côté est censé exister !). Frank est certes un gros loser qui garde comme souvenir sa vieille délation sur un voleur auprès d’un flicard en pleine journée, un lâche, une flipette, mais lorsqu’il devient Crimson Bolt, il développe un côté absolument violent et démesuré. Politiquement incorrect ? Oui. Malsain à souhait ? Complètement. Crimson Bolt va donc combatte le crime avec son slogan « Shut up crime! », armé d’une clé à molette et dès qu’il verra la moindre injustice, l’once d’irrespect, le petit côté méchant des gens, il va donner tout ce qu’il a et fera abattre sur ses victimes de lourdes violences physiques et verbales. Un couple qui passe devant tout le monde dans une file ? C’est pour lui, et il va littéralement les défoncer.

Son côté vengeur, il l’a développé grâce (à cause ?) de sa femme et de son salopard de dealer. Cela dit, lorsqu’il faut se coller à Jacques (le dealeur) et ses hommes de main, là, c’est nettement plus compliqué que de se frotter à de pauvres citoyens qui n’ont rien demandé à personne. Frank est un pauvre mec, situation minable, vie minable, physique peu racoleur, sa seule raison de vivre, c’était Sarah, sa femme, qui préfère carrément un trafiquant de drogue plutôt que de rester avec son con de mari. Elle tombe dans la drogue, elle crève à petit feu. Frank doit inévitablement la sauver. Il crée donc son personnage,Crimson Bolt, une sorte de super-héros avec un costume rouge ridicule, s’inspirant de comics et adulé par sa comparse, la névrosée et nymphomane Libby, devenue elle Boltie, en costume tout aussi ridicule jaune et vert. Cependant, son côté obscur à elle, c’est plus les penchants sexuels, les pulsions, elle prend des poses volontairement sexy dans son costume devant Frank. Ce dernier est d’ailleurs plus un vengeur complètement déphasé qu’un véritable super-héros avec des principes. Héroïsme ? Zéro. Bienfaisance ? Néant. Tout se veut pathétique et dramatique dans Super, tant dans les personnages que dans les événements qui s’enchaînent. C’est immoral et on ne nous manque jamais de nous le rappeler.



A tort, et à l’instar de Defendor, on tient à ranger Super dans une case, à prouver qu’il y avait Kick-Ass avant lui (Supera été écrit antérieurement)… Mais aucune ressemblance là encore avec le plus que connu Kick-Ass. Alors évidemment, on retrouve une personne qui en a marre de se faire marcher sur les pieds, une personne normale voire un peu loser, qui, à grands renforts de comics se transforme en justicier plus ou moins réussi, mais la similarité cesse maintenant. Là où Kick-Ass s’adresse à une communauté jeune, Super convient à un public adulte, mûr et résolumment averti. Un peu comme Defendoralors ? Et bien, pas vraiment, vu que le traitement de l’histoire, la mise en scène et la psychologie des personnages ne sont absolument pas les mêmes ! Defendor est dramatique, tout comme Super, mais là où notre Defendor s’en prenait à ceux qui l’avaient vraiment mérité, Crimson Bolt répartit toute sa haine sur ses pairs, faisant ressortir un côté vraiment dégueulasse, haïssable du personnage. Le faisant passer pour le véritable connard qui se prend pour un Dieu car il a un super-héros. Tout est une histoire de prétexte dans Super. Le héros est un loser bien grinçant qui montre le côté le plus pernicieux de l’humain, sans jamais ressentir d’émotions, ni encore moins de remords. Bref, on s’en prend plein la gueule, et l’Amérique est en tête de file : nation suprême des super-héros, c’est aussi là que naît Crimson Bolt, le revendiqué super-héros qui ne sait pas ce qu’est la justice, qui ne sait pas tempérer et surtout, qui ne connaît pas le mot sacrifice.

Quoique… La fin me ferait peut-être oublier la dernière partie de ma phrase précédente. Là où on avait été habitués à du violent, du pathétique, de l’horrible, du malsain tout au long du film, le dénouement tragique (et en même temps heureux ?) est tellement révélateur du sacrifice que fait Frank pour l’amour de sa femme, Sarah. Même s’ils ne peuvent pas rester ensemble, qu’ils n’ont surtout rien à foutre ensemble, celui-ci veille sur elle et préfère son bonheur plutôt que de la garder et la retenir égoïstement. La fin est donc triste et tellement belle dans un autre sens qu’elle nous met le cul par terre. Frank ne révèle que véritablement son côté humain et altruiste pour Sarah, l’amour de sa vie. Alors oui, c’est carrément bancal et en désaccord avec cette volonté de nous montrer ce qu’il y a de plus pourri chez l’humain, mais c’est une sorte de fin salvatrice qui nous prouve que même si on est le pire des salauds, on peut toujours se racheter ? Utopique, je l’avoue. Mais c’est la seule explication que je puisse fournir.



Alors au-delà de faire passer Batman et ses acolytes pour des cons qui sont trop sages, Super a appuyé là où ça faisait mal : un héros, et surtout un super-héros, ça peut être aussi dévastateur qu’un criminel. Lui, il n’a aucune légitimité à se montrer sous une forme de justicier, et ça ne l’empêche pas pour autant de le faire. La preuve en est dans les faits et gestes de Crimson Bolt : celui-ci a un prétexte pour péter la gueule de n’importe qui, et limite, ses actions sont d’autant plus impardonnables et inacceptables que celles de Jacques, le « pauvre » dealeur qui a piqué la femme de Frank. C’est grâce aux performances d’acteurs de Rainn Wilson et Ellen Page que ce fiasco héroïque a pu se dérouler dans de bonnes conditions : ils campent des personnages haut en couleur, qui dans leur croisade et leur petite vengeance personnelle se montrent particulièrement pourris. Rainn Wilson est en effet bon dans son rôle de loser, puis sans vouloir être méchante, il a le physique de l’emploi, les mimiques pour interpréter ce loser. Quant à Ellen Page, elle nous montre une fois de plus que les personnages peu consensuels, marginaux lui vont comme un gant. Libby/Boltie est spécialement taillé pour elle. Quant aux acteurs secondaires, Kevin Bacon dans le rôle du dealer, on voit bien que ce n’est pas le rôle de sa vie, et pourtant, il s’éclate, il prend plaisir à jouer un gros con presque excusé par rapport aux agissements de ses ennemis, les « gentils ». Liv Tyler, elle qui m’énerve à chaque fois est plutôt pas mal. On la voit peu, même si c’est de sa faute si tout cela arrive. C’est peut-être pour cela que j’arrive à l’apprécier : parce qu’on la voit guère !

Pour résumer, Super est un bon film sur les apprentis super-héros losers qui sont animés par la vengeance et par le licencieux. Les combats glauques et ultra-violents sont ponctués par des onomatopées nous rappelant le côté cartoon des super-héros. La musique est assez cool, notamment celle de la scène d’introduction. Puis, franchement, ce genre de traitement absolument névrosé est assez savoureux. Mais ne sera certainement pas de tous les goûts.

Scott Pilgrim (2010)

Scott Pilgrim (à l’origine Scott Pilgrim vs the World) est un film d’Edgar Wright (réalisateur de Shaun of the dead et Hot fuzz) avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Kieran Culkin ou encore Ellen Wong.
Scott Pilgrim est avant tout une série de comics écrite et dessinée par Bryan Lee O’Malley.

Scott est un jeune bassiste dans un groupe de rock amateur, les Sex Bob-Omb. Il a un colocataire gay, gossip et cynique, Wallace, une sœur un peu envahissante, Stacey et une copine qui est dans un lycée, Knives. Un soir, il rêve d’une fille aux cheveux roses et en devient complètement dingue. A la bibliothèque il tombe dessus et comprend qu’elle travaille pour le site Amazon.ca. A une soirée, il apprend que cette fille s’appelle Ramona Flowers. Il décide de commander un livre et attend impatiemment sa livraison. Quand elle arrive, il lui demande si elle veut sortir avec lui, elle accepte. Seulement, c’est là que Scott commence à avoir un avertissement par mail : il va devoir combattre la ligue des 7 ex maléfiques de Ramona pour sortir avec…

Scott Pilgrim, une référence à la culture populaire geek et gamer…

Le film est construit comme un jeu vidéo où chaque ex de Ramona correspond à un niveau. Plus on avance dans le film « jeu », plus le niveau devient difficile, et donc, plus l’ex est difficile à combattre.
Scott Pilgrim s’inspire aussi de sa genèse, à savoir, le comic-book : dans ce film, beaucoup d’onomatopées sont introduites des « Thonk » quand Scott se tape la tête dans un réverbère, des « Blam » quand Kim, l’ex-petite amie de Scott fait mine de se tirer une balle, des « Ring » quand le téléphone sonne…
Parfois même, quand Ramona vient à évoquer son passé avec ses ex, l’histoire est montrée en dessins animés.
On est vraiment plongés dans un film générationnel et décalé.
D’ailleurs tout est décalé dans Scott Pilgrim et ça passe comme une lettre à la Poste (j’aime bien utiliser des expressions à la con) : 7 ex maléfiques à combattre ? Pas de problème ! Quand ceux-ci sont K.O, Scott gagne des pièces ? Pas de soucis !

Ce qui renforce ce côté « générationnel » de Scott Pilgrim, c’est toute l’ironie, tout le sarcasme et l’humour qui en découlent.
Ne serait-ce que par le personnage de Wallace, le colocataire gay de Scott qui a une répartie du tonnerre et qui est très cynique.
« Scott : Sale comère de mes fesses !
Wallace : Tu m’connais ! »
Kim, une des ex de Scott est elle aussi exceptionnelle avec ses mimiques et ses phrases bien sarcastiques : « We are Sex Bob-omb. We are here to sell out and make money and stuff. » [« On est les Sex Bob-omb. On est ici pour devenir riche, vendre notre âme et tout le reste. »]

Les scènes de combat font référence elles aussi aux jeux vidéo de combat, elles sont esthétiques, rythmées et surtout, la mention « VS » (versus) vient ponctuer le début de chaque combat, tous comme le nombre de combos et les scores. Mention spéciale au dernier combat entre Scott/Knives VS Gideon. Le combat contre Roxy, la seule fille ex de Ramona est super également : Scott refuse d’abord de frapper une fille, on voit donc Ramona nous montrer tous ses talents de combattante et elle s’en sort pas mal, ce combat de fille est complétement génial et survolté !
En parlant de jeu vidéo, le logo Universal au début du film avec la musique que l’on connaît tous sont en 8-bit et nous mettent dans le bain directement.
Comme si ça ne suffisait pas, Scott, dans sa tentative de drague avec Ramona lui explique l’origine du nom donné au célèbre jeu vidéo Pac-man, qui s’appelle au Japon « Puck-man » mais qui a été changé pour éviter les plaisanteries avec « Fuck-man ». Cette anecdote lui pourrit certes sa drague, mais personnellement, sans ce film je ne l’aurai jamais su.
Hormis Pac-man, des références à Tetris, Final Fantasy, Zelda ou encore à Soul Calibur sont évoquées.
A l’instar des jeux vidéo, tout l’univers de Scott Pilgrim est coloré : des t-shirts des protagonistes aux cheveux de Ramona, bleu, rose, vert… Tout y passe et c’est carrément esthétique !

Les personnages apportent tous quelque chose au film

Que ce soit les ex maléfiques qui ont tous leur particularité (un bassiste végétalien, un acteur, un producteur de musique, une fille ninja…), les amis de Scott ou Scott lui-même, tous sont, d’une part très bien interprétés mais sont utiles au déroulement du film. Ils ont tous sans doute basculé dans les clichés mais aucun faux-pas n’est commis : Ramona est mystérieuse et on voudrait toutes lui ressembler (bon ok, juste moi), Scott est un post-adolescent complètement paumé mais ramené à la raison par sa sœur ou par Wallace qui le replacent sans cesse dans le droit chemin. Même ses amis et compagnons de groupe ont leur petit quelque chose.

Un autre point fort du film, c’est sa musique

La bande originale de Scott Pilgrim est comment vous dire ? ABSOLUMENT GÉNIALE ! Très rock, divers groupes sont intervenus dans cette bande son et m’ont permis de faire de belle découverte. Entre Beck, les Rolling Stones et T-Rexque je connaissais déjà, Metric et Plumtree que je viens de découvrir et que j’adore, s’ajoutent d’autres talents comme Broken Social Scene, Frank Black ou encore le groupe de Scott lui-même, les Sex Bob-Omb

Un petit aperçu ?
Metric – Black sheep (version de Brie Larson)
Plumtree – Scott Pilgrim
Beck – Threshold

Enfin, qui dit film sarcastique et générationnel, dit répliques complètement barrées

Je pourrais vous citer tout le film, mais une simple mise en bouche suffira :

« Knives : What do you play ?
’Young Neil’ : Wow, ummm… Zelda… Tetris… That’s kind of a big question… »
[« – Salut, qu’est-ce que tu joues ?
– Wahoo… euh… Zelda, Tetris… Y’en a trop pour en faire la liste… »]

« Kim : Scott Pilgrim, you’re the salt of the earth.
Scott : Thanks, Kim.
Kim : I meant « scum » of the earth. »
[« – Scott Pilgrim, tu es le sel de la terre.
– Merci, Kim.
– Je voulais dire, l’ordure de la terre. »]

« Stacey : Did you really see a future with this girl ?
Scott : Like… with jet-packs ? »
[« – Tu te voyais dans le futur avec cette fille ?
– Comme… Genre dans l’espace ? »]

« Wallace : Hey Jimmy, do they rock or suck ?
Jimmy : They have not started playing yet…
Wallace : That was a test Jimmy, and you passed. »
[« – Hey Jimmy, ils sont bons ou nuls ?
– Ils ont pas commencé à jouer…
– C’est un test Jimmy, tu l’as réussi.»]

Mais qui dit film générationnel dit public ciblé…

Car oui, Scott Pilgrim n’est pas un film pour tous. Il est ciblé pour les jeunes, ceux de la culture geek et tous ceux qui ont connu Tetris et Pac-man, en plus des amateurs des comics… C’est pourquoi le film a été un grand échec commercial lors de sa sortie au cinéma… Non pas qu’Edgar Wright ait voulu faire un film pour nantis, bien au contraire, mais les comics laissaient déjà peu de places aux personnes ne connaissant que très peu l’univers pop culture actuel.
A titre personnel, je n’ai pas lu les comics, j’ai juste vu le film et j’ai vraiment adhéré, alors je vous le conseille à tous pour toutes les raisons que j’ai évoquées.