Dead Snow (2009)

Dead Snow est sorti en direct-to-video en décembre 2009 et a été réalisé par Tommy Wirkola. Le casting entier du film est norvégien. Il raconte l’histoire d’une bande d’étudiants en médecine qui se prend des vacances dans un chalet en montagne et… qui tombe sur des zombies nazis sortis de la glace et de la seconde guerre mondiale !



Même si le postulat de départ était un peu craignos (des zombies nazis qui viennent foutre le bordel), il n’en reste pas moins original mais tout se casse lamentablement la gueule. La faute au jeu d’acteurs, à l’incohérence et au virage humoristique que prend le film vers sa deuxième moitié. Parce que Dead Snow c’est ça : un humour raté qui se prend les pieds dans le tapis. En fait, le début du film se veut résolument sérieux, il pose les faits, essaye de faire naître en nous peur, suspense et appréhension car on ne voit pas la cause des disparitions de nos jeunes gens, si on n’a pas lu le résumé du film ni vu son affiche, on pourrait très bien penser à un yéti, des mutants, des OVNIs, mais sûrement pas à des zombies nazis. Alors dès qu’on aperçoit ces gentils hommes venus tout droit du IIIème Reich pour mordre/déchiqueter/bouffer de la jeunesse étudiante, d’autant que pour la plupart, les nazis c’est un petit peu l’horreur à son apogée, alors si on mélange ces personnages à des zombies qui par extension ne sont pas en reste, c’est l’effervescence. On n’essaye plus de nous faire peur mais on essaye de jouer avec les codes qui ont bien fonctionné chez Braindead : mêler le comique au gore. Sauf que c’est risible au plus haut point. En effet, on a du mal à savoir si c’est voulu ou subi cet humour et c’est clairement déroutant. L’humour est tellement débile, mal adapté et non maîtrisé qu’on a limite pitié pour ces pauvres acteurs qui sont obligés de faire ce qu’on leur demande, à savoir passer pour des cons et jouer des abrutis en puissance. Donc autant on peut facilement rire (malgré la volonté de départ ou pas du tout, puisque nous n’en savons rien !) dans la seconde partie de Dead Snow, autant la première partie rime avec ennui. Parce qu’on se fait monumentalement chier ! On passe sur des conversations stériles, des petits fifous qui s’amusent dans la neige, un petit peu de baise parce qu’il en faut et un mec qui avertit nos jeunes gens sur la dangerosité des lieux, mais ceux-ci lui rient au nez, les bougres ! En gros, le début de Dead Snow se prend trop au sérieux pour être crédible et sa seconde moitié se fait passer pour de l’humour débile pas maîtrisé ni voulu du tout.



On peut noter de certains hommages ou du moins des références à des œuvres bien connues, comme Braindead citée plus haut mais aussi Evildead et Call of Duty: World at War avec son fameux mode zombie (disponible aussi dans les Black Ops). Alors que ça passe crème dans un simple jeu vidéo relativement bien amené et réalisé, dans le film, les zombies nazis sont définitivement ridicules. Ils ont autant de crédibilité que les étudiants en médecine qu’ils attaquent, c’est-à-dire aucune. Puis tiens, on peut aussi aborder Iron Sky qui est un petit peu le contraire de Dead Snow, la flippe en moins : ça met en scène des nazis qui ont survécu, qui veulent revenir par extension, ça utilise l’humour, mais ça ne se goure jamais de ton, ce qui en fait une œuvre plutôt réussie et cohérente. Mais Dead Snow essaye tellement de bouffer à tous les râteliers qu’il s’y perd et ne sait plus trop comment avancer sans passer pour un con à 100%. Les nazis sont très peu réussis et c’est pire encore quand le colonel nazi appelle ses troupes en beuglant « Ressuscitez ! »… Euh, oui… mais non, définitivement non ! C’est absolument maladroit de faire parler un zombie, qui plus est quand c’est sa seule réplique et qu’il contribue au ratage du film. Dead Snow arrive quand même à nous offrir le gore tant attendu et c’est pratiquement la seule qualité du métrage : les scènes de démembrement, de massacres à la tronçonneuse et de décapitation sont assez réussies même si la plupart sont hors champ et assorties d’une giclée de sang qui fait retomber la sauce.

Je ne comprends guère l’engouement qu’a suscité Dead Snow, mais soit. Je vous invite tout de même à le regarder, pour ne pas mourir bête mais surtout pour voir ce que ça donne, des zombies nazis.

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La colline a des yeux (2006)

Note de haut de page : Pas vu l’original. Pas de comparaison.

Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter et sa femme ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie pour resserrer les liens familiaux. Sur la route, ils vont vivre leur pire cauchemar…

Survivre

Ce film appartient à un genre, celui du survival. Et c’est exactement ce qu’on a ici : de la survie à l’état pur. Cette famille est au départ divisée, Big Bob Carter pensait réunir ces membres grâce à ce voyage. Dans un sens, il n’avait pas tout à fait tort. Car c’est dans la survie qu’ils vont se réunir, ces membres que tout oppose : un ado adorant ses chiens, vouant un culte à son père et aux armes à feu / un jeune père travaillant dans les télécommunications et détestant les armes à feu / une fille préférant les vacances à Cancun avec ses copines plutôt qu’avec sa famille.
Déchaînement de violences, tout se passe en quelques minutes. L’introduction nous avait avertis du danger, on a pourtant passé 30 bonnes minutes à regarder cette petite famille vivre, se chamailler, et puis tout à coup, déferlante de violence : le père crame, la fille cadette se fait violer, la fille aînée se fait tuer d’une balle dans la tête, la mère d’une dans le ventre… Cela dit, avec les multiples je meurs mais pas tout de suite de la mère et de la fille aînée, ça gonfle un peu. Mais ce que je veux dire, c’est que contrairement à un banal film d’horreur où les personnages meurent les uns après les autres, là, ils meurent successivement, dans un laps de temps très court.
Une autre différence avec un film d’horreur banal : ici on veut et on doit survivre, c’est une nécessité. Alors les esprits les plus violents se réveillent, et pas forcément chez ceux à qui l’on aurait pensé au premier abord.

Crade, vous avez dit crade ?

La faute à la gueule des mutants, la cause aux retombées radioactives des essais nucléaires. Au bain de sang dans lequel on nous fait plonger. Car pour une explosion d’hémoglobine, je vous jure qu’on est servis : coup de fusil à pompe dans la gueule des mutants, coup de revolver dans la tête, dans l’abdomen, enfermement dans un congélateur rempli de restes de cadavres humains, corps brûlé, chien déchiqueté… On a aussi à faire à un viol particulièrement éprouvant et insoutenable. Ici, le sang gicle sans ménagement, les maquillages des mutants sont tout à fait époustouflants et effrayants.

Effroi sans horreur

C’est là que réside tout le charme de La colline a des yeux : la tension est palpable, on est oppressés, mais jamais on a peur. Allez, on sursaute deux à trois fois par mégarde, mais c’est tout. Ce qui nous effraye, c’est vraiment le choc. En effet, on est plus choqués qu’apeurés.
Les scènes ou plutôt les gestes, comme le mutant qui braque un revolver sur la tête du bébé ou le simple fait de voir la main du mutant posée sur le doux visage de la fille aînée nous révolte.
On pourrait bien avoir de l’empathie pour ces créatures, plutôt que d’en ressentir une haine, mais rien n’est fait pour que l’on ressente un quelconque égard qui ne soit pas du dégoût envers eux. Et ce malgré la petite fille mutante qui protège Bobby ou encore le générique qui nous montre que tout cela est à cause des radioactivités.
Les décors, bien que paisibles, révèlent être atroces. Entre les paysages désertiques, le village fantôme et la zone où sont entreposés les caravanes, camping-cars et autres voitures, tout est signe de mort. Le générique nous fait grincer des dents, la musique se veut très 70’s (un hommage au premier film de Wes Craven ?) et inquiétante. Celle que l’on entend à demi-mot au début du film devient plus forte et angoissante au fur et à mesure.
Même si on aurait pu se passer de la scène de fin, car annonçant une suite totalement déplorable, celle-ci nous donne froid dans le dos.

En bref

J’ai été agréablement surprise, mais je ne vous recommande surtout pas la suite qui est pitoyable.

La dernière maison sur la gauche (2009)

Note de haut de page : Je n’ai pas vu le premier film, celui de Wes Craven, donc impossible de faire la comparaison.
Note de haut de page 2 : Contient des spoilers.

Cette fois-ci le réalisateur est Denis Iliadis (inconnu au bataillon pour ma part). On trouve comme acteur Sara Paxton, Tony Goldwyn, Monica Potter ou encore Garret Dillahunt.

Les Collingwood possèdent une maison isolée, sur les berges d’un lac. Leur fille, Mari, et sa copine Paige se font enlever par Krug et ses proches, des psychopathes. Laissée pour morte, elle va rejoindre la demeure familiale et être sauvée par ses parents qui vont la venger à leur manière.

Rob Zombie ?

Échange de rôles : on ressent de l’empathie pour les méchants, on a du mal à comprendre les gentils ; violences en cascade : agression, viol insoutenable, meurtres… La dernière maison sur la gauche peut nous faire penser aux films de Rob Zombie. Et plus particulièrement à The Devil’s rejects.
Ce film est totalement sombre, malsain et violent. Il nous montre la plus mauvaise partie de nous-mêmes, ce que nous sommes réellement, à savoir des bêtes cachées sous des visages humains.
Tout va très vite en ce début de film : l’évasion de Krug, l’arrivée des Collingwood, l’enlèvement des filles, le meurtre de Paige, le viol de Mari, son évasion…
Barbarie, cruauté, violence gratuite, vengeance… Tant de mots pour définir ce film. Mais la clé est surtout la vengeance : Mari se fait violer et est laissée pour morte ? Qu’à cela ne tienne, ses parents prennent simplement soin de leur fille et décident de se faire justice eux-mêmes. On relativise, on se met à leur place.
En fait, ce film est un gros « Et si c’était vous ? ». Comme beaucoup, vous me direz, mais là, la frontière avec la réalité est tellement fine que l’on ne peut que se demander ce que l’on ferait à la place de ces chers Collingwood, au préalable présentés comme une famille aimante, unie malgré la perte d’un fils et d’un frère. Bref, tout est fait pour faciliter la corrélation nous/eux.

Réalisme et justesse

C’est donc maintenant que je veux en venir à cette volonté de réalisme prêchée par le réalisateur. On se prend une grosse claque quand Monsieur et Madame Tout Le Monde décident de martyriser trois personnes responsables des atrocités commises sur leur fille et sa copine.
On peut donc remercier non seulement la mise en scène mais aussi le jeu d’acteurs. Pas d’acteur connu, mais une très bonne interprétation qui nous offre une immense crédibilité. Tout passe crème, si je puis dire. On ne se pose pas de question, on vit le film comme si nous étions à la place des Collingwood.

Quelques faiblesses à noter

Tout d’abord, je tiens à dire que la scène finale est (rayez rien) : inutile, bête et laisse un mauvais goût au film. Cette scène est l’ultime vengeance du père où il fait exploser la tête de Krug dans un micro-ondes. Si cette scène n’avait pas été là, vraiment, la scène précédente aurait suffit à conclure le film, pas forcément en beauté, mais au moins, sans en faire trop. Là c’est du tape-à-l’œil, du « ça va plaire au public à sensation ». Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé cette fin et son absence ne m’aurait vraiment pas dérangée.
Ensuite, bien que réussie, la deuxième partie du film peut sembler pour certains, décroissante par rapport à la première partie. En effet, cette première partie est très réussie et nous met dans la bain tout de suite : tout s’enchaîne rapidement, on est ébahis devant le spectacle qu’on nous offre. Alors que pour la deuxième partie (que je situerai au moment où les Collingwood recueille Krug et sa famille), c’est un peu plus lent, du coup, l’habitude que l’on avait prise depuis le début s’éteint. On n’est pas déçus, mais un autre rythme s’offre à nous, et c’est déroutant.

En bref

J’ai beaucoup aimé ce film, ça ne fait pas de détail, ça parle de vengeance, c’est gratuit mais intelligent, tout est maîtrisé. Bref, je vous le conseille.

Chroniques de Tchernobyl

PUTAIN QUE C’ÉTAIT POURRI !

Je vous annonce la couleur tout de suite (ici, un bon marron bien dégoulinant, bref, de la bonne chiasse), ce film est nul.

On va tous mûûûûûûriiiiiiir !

Histoire

Six trous du cul vont visiter Pripyat avec un guide plutôt con qui ignore les mises en garde. Ces six trous du cul sont américains. Cette précision n’apporte pas grand chose à l’histoire, si ce n’est qu’elle montre que les américains sont vraiment des débiles. Bref, ils visitent la ville désertée par la catastrophe de Tchernobyl. Suite à une prouesse scénaristique, une grosse couille les empêche de repartir de la ville et ils découvrent que… Attention les vélos : ILS NE SONT PAS SEULS !

Mon avis trèèèèès objectif que vous devriez suivre si toutefois vous pensez que ce film peut être un chef-d’œuvre

Encore du found footage au début du film, que j’en ai marre d’en bouffer à toutes les sauces. Mais le scénariste aime bien ça. En effet, le monsieur qui a fait cette erreur s’appelle Oren (putain) Peli, le papa des nombreux et mauvais Paranormal Activity.
Dieu que je suis mauvaise, mais allez, j’explique les faits : on voit que dalle, les acteurs jouent comme des brelles, les personnages sont cons (mais vraiment cons je veux dire).
D’ailleurs, les dialogues sont plats, c’est d’une nullité sans précédent.
On voit que dalle je dis ? Oui oui, on voit que dalle, à chaque fois, on nous laisse croire qu’on verra enfin ce qui effraie les personnages, mais même pas, la caméra tourne à chaque fois, frustrant.
Un autre truc qui me frustre dans ce genre de film, c’est qu’aucune explication ne nous soit donnée. Et ça, ça me fout vraiment les boules. Du coup, le scénario se base sur de la merde.
La fin quant à elle est stupide. Elle l’est dans le sens où elle se calque sur de nombreux films du style La colline a des yeux. Mais je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler.

Bref, encore un film à la Hostel qui nous fait dire « putain, l’Europe de l’Est, ça craint ». Et c’est bien dommage. Personnellement, je rêve d’aller à Pripyat, et j’irai, mais pas pour les mêmes raisons que les personnages du film…

Hey tu bosserais pas pour L’Oréal chérie ?

Je ne comprends pas du tout l’encensement des critiques pour ce film, j’avais lu de la tension, de la peur, de la menace… La seule peur que j’ai eue, c’est que le film ne s’arrête jamais.

Le seul plus sont les décors que je trouve vraiment très bons et qui reconstituent vraiment bien la ville. Pour info, le film a été tourné à Belgrade et à Budapest. Mais c’est vraiment le seul point positif à noter, cette volonté de réalisme. Je vous assure.

Scream 4

4ème du nom de la saga, Scream 4 apparaît 10 ans après le troisième opus.

Comme dans la réalité, l’histoire se passe 10 ans après les derniers meurtres perpétrés par Ghostface. Wes Craven est encore une fois aux commandes, nous retrouvons Neve Campbell, David Arquette ou encore Courteney Cox. Bien que présents, ces trois personnages ne sont plus les seuls au centre de l’histoire, cette fois-ci, c’est la cousine de Sidney, Jill (Emma Roberts, la nièce de Julia) et ses amis qui sont les cibles du meurtrier.

Tu n’as jamais vu un film de la saga Scream ? Lis l’article en entier.
Tu as vu les trois films ? Passe directement au 2/.

1/ Résumé de la saga
La saga la plus horrifique des adolescents t’est passée sous le nez ? Ne t’inquiète pas, je t’en fais un bref résumé.
Scream : L’action se passe à Woodsboro, l’héroïne s’appelle Sidney, elle est au lycée et sa mère a été assassinée par un homme il y a un an. Seulement voilà, un tueur tient à massacrer les camarades de lycée de Sidney et elle-même. En parallèle, Dewey, un adjoint du shérif de la ville pas très doué, mène l’enquête. Une journaliste très connue, Gale tient elle aussi à découvrir l’assassin et fait son reportage sur le sujet.
Bilan : beaucoup de morts, pas un mais deux tueurs très proches de Sidney qui seront tués par elle-même. Le premier de la saga est accrocheur, Sidney est niaise mais le film est plutôt bon.
Scream 2 : Sidney est maintenant à la fac et tente de se reconstruire après la vague de meurtres qu’elle a vécue. Mais Ghostface réapparaît. Même schéma que le premier, les mêmes sont agressés (Sidney et ses amis), les mêmes mènent l’enquête et fricottent ensemble (Dewey et Gale).
Bilan : un peu moins de morts (mais l’un des meilleurs personnages est tué), une histoire moins bonne, encore une fois, deux tueurs au lieu d’un avec des raisons de tuer largement plus bêtes que celles du premier. Mais le film reste bon à mon goût.
Scream 3 : maintenant, l’histoire se passe à Hollywood, Sidney s’est retirée de la société et personne ne sait où elle est. Ghostface réapparaît (sans blague ?) et cherche Sidney. Comme l’histoire se passe à Hollywood, l’histoire et les meurtres se font sous les projecteurs, on nous en met plein la vue.
Bilan : un fiasco, l’histoire est bâtie sur on ne sait quoi, aucune crédibilité (je veux dire : encore moins que les deux précédents) et ici, il n’y a qu’un seul tueur. Le moins bon de la trilogie selon moi.

Cette saga est donc inégale. Les suites n’échappent pas aux « on-dit » : elles sont moins bonnes et ne viennent pas égaler le premier film. On retrouve notre trio charismatique (Sidney, Gale et Dewey) sur lequel tout repose, mais cela ne suffit pas…

2/ Le quatrième du nom, sorti en 2011 (Ce passage contient quelques spoilers)
Sincèrement, ayant vu et revu les trois films, je ne voulais pas voir ce quatrième opus. J’avais peur de voir un énième bain de sang gratuit bâti sur une histoire écrite dans un métro en heure de pointe. De plus, comme je l’ai dit, les suites sont (trop) souvent mauvaises, quelques exceptions surviennent, mais je ne pensais pas que Scream 4 relèverait la saga, quatrième du nom, je voyais le film chiant venir. Seulement voilà, Scream 4 fait partie de ces exceptions.

Bien entendu, on retrouve le même schéma : une jolie fille avec une bande d’amis, un ex bizarre, des spécialistes en cinéma (ici, ils sont trois dont une fille), une police incompétente, une journaliste qui veut revenir au devant de la scène et tout ce petit monde est pourchassé par Ghostface.
Si vous comptez sur Scream 4 pour échapper à ces clichés, autant casser votre rêve tout de suite : Scream 4 a la même charpente que ses prédécesseurs.

Alors en quoi Scream 4 est différent ?
Parce que ce film renouvelle la saga à lui tout seul ! Le début du film lui-même nous met dans le bain : Wes Craven nous livre une charmante parodie de ces précédents films, ça étonne, ça fait sourire, ça fait du bien. Le film lui-même est une mise en abyme : les experts en cinéma du film expliquent en effet les règles que le tueur établit.
Scream 4 devient Scream premier du nom. Je m’explique, ce quatrième opus devient le premier opus car il nous présente de nouveaux personnages, nous montre de nouvelles règles en chamboulant les premières et surtout, tout est permis dans ce film, et surtout, il offre une bonne retranscription de la société actuelle.

Tout change : le tueur est ici plus sadique, plus joueur, les meurtres sont plus brutaux.
Sidney est moins vulnérable et apparaît comme une véritable héroïne forte et assumée.
Les deux personnages comiques (Charlie et Robie) sont deux fans de cinéma qui sont certes losers, mais très intéressants : ce sont eux qui dévoilent les futures actions de Ghostface.
Les filles sont moins niaises : Jill, la cousine de Sidney semble moins sympathique et moins naïve que l’a été Sidney. Sa copine, Kirby est elle aussi experte en cinéma et plus officieusement, ironique et dotée d’un bon sens de la répartie.
Ces personnages sont, comme je l’ai dit, proches de notre génération : ironiques, drôles et plutôt acides.
Les acteurs sont assez talentueux, malgré leur manque d’expérience (pour les jeunes) et donc l’interprétation est plutôt réussie.

Je disais plus haut que le tueur est plus sadique et j’approfondis ce point. Effectivement, ici, Ghostface s’évertue à filmer ses meurtres et à les retransmettre directement sur Internet. Le but : les futures victimes doivent voir leurs proches mourir et donc voir ce qui les attend. Les meurtres sont donc brutaux dans le sens où ils sont visibles.
On voit là encore le reflet de l’actualité : tout se passe sur Internet et ce média devient l’objet principal de la transmission de l’information.
L’objectif du tueur, pour tuer ses victimes, c’est peut-être le point noir du film, car cette raison est un peu brouillonne. Cet objectif est une sorte de morale, la morale encore une fois, de notre société actuelle et de l’un de ses nombreux défauts, à savoir la célébrité facile. En effet, en passant ses meurtres sur Internet, le tueur cherche une reconnaissance et tient à se faire passer pour une victime, à la manière de Sidney, sa quête est d’être célèbre. Cette célébrité nous rappelle les effets de la téléréalité ou la facilité à se faire un nom grâce à la télévision ou à Internet et ce sans véritable talent. Mais cette morale n’est pas assez travaillée, elle reste assez superficielle et n’explore pas assez ce thème.

Un autre défaut serait peut-être dans la fin, encore une fois : le film étant assez noir et novateur dans la saga, j’imaginais plus de pessimisme, il aurait été tout à fait normal et légitime de voir la mort des personnages principaux, mais non, tout se passe comme prévu : les méchants meurent, les gentils vivent.

La musique est assez intéressante un exemple ici.

Les répliques sont elles aussi notables. Que ce soit les conversations entre les victimes et Ghostface, les prévisions des apprentis experts en cinéma du film ou même des conversations simples.

Une chute qui nous retourne. Je ne m’y attendais pas du tout (contrairement aux trois précédents où les tueurs des trois films étaient calculés dès le départ). J’ai donc été agréablement surprise et ai poussé un gros « NAN SÉRIEUX ????? » au cinéma.

3/ Petite conclusion
Pour moi, la meilleure suite de la franchise. Quelques défauts à déplorer (problèmes de crédibilité, morale assez brouillonne…) mais je ne regrette pas d’avoir été le voir et fait partie des meilleurs films que j’ai vu lors de l’année 2011.