Twin Peaks / Fire walk with me

Diane, I’ve just entered the town of Twin Peaks…




La série Twin Peaks
Twin Peaks est à une série composée de 30 épisodes et réalisée en 1990 par David Lynch et Mark Frost

Cette série s’ouvre sur la découverte d’un corps, celui de Laura Palmer, une jeune fille très populaire et aimée. Ce personnage, bien qu’absent reste le personnage central de la série car celle-ci est articulée autour de Laura et de son meurtre.
Ce meurtre est donc l’intrigue principale de la série et permet au spectateur comme aux habitants de Twin Peaks de découvrir un agent du FBI, Dale Cooper. Un personnage fort sympathique, compréhensif et charismatique. Il participera avec les autorités locales à découvrir les circonstances de la mort de Laura et surtout, de découvrir son meurtrier. Mais Cooper ne sera pas au bout de ses surprises quand il découvrira que tous les habitants de la ville ont des secrets, que des mystères planent autour des habitants comme autour du meurtre.

Certes, le personnage principal est ce charmant agent du FBI, mais la série permet à des acteurs secondaires d’avoir une place très importante, chacun ayant son petit secret ou son lien (même indirect) avecLaura. Le charme de la série Twin Peaks est notamment dû à l’importance accordée aux personnages, qu’ils soient récurrents (DaleHarry Truman (le shérif), Donna (la meilleure amie de Laura)…) ou moins présents (La Femme à la BûcheMaddy…) : chacun a son petit quelque chose, sa petite histoire, son mystère et donc son intérêt. Ils forment un tout, ils sont Twin Peaks.
Des caméos sympathiques sont aussi à découvrir : David Duchovny en agent du FBI travesti, David Lynch lui-même en supérieur de Dale, complètement sourd.

Comme dit plus haut, Dale va découvrir les mystères de Twin Peaks les plus insoupçonnés et va donc découvrir que Laura était loin d’être celle que l’on croyait…
Certaines fois, le spectateur sera tour à tour amusé, effrayé et émerveillé.
Le générique lui-même est inquiétant : la musique (que tout le monde connaît) est sobre et sinistre (ne pas prendre ce terme péjorativement), les noms du casting défilent en lettres vert flashy (à la manière d’un film de fiction) sous des images du paysage de Twin Peaks.
La tension est omniprésente : les cliffhangers de chaque épisode, la découverte de nouveaux personnages à chaque épisode (ou presque), ou encore les plans de nuit sur de simples feux rouges, la forêt et l’hôtel de la ville : tout est fait pour alimenter le mystère et le malaise.

La réalisation est brillante, outre les personnages : 
– Les fils conducteurs sont nombreux, certes le principal est le meurtre de Laura mais il en vient d’autres tout aussi intéressants : le trafic de drogue dans la ville, les magouilles entre personnages pour des terrains, les guerres entre famille, les amours cachées, les relations ambigües… On pourrait croire que Twin Peaks tombe dans la niaiserie, à tort. Et c’est là que la série fait fort et montre une grande habileté : elle abrite elle-même une série (mise en abyme) nommée Invitation à l’amour, un genre de feuilleton à la manière des Feux de l’amour.
– Les lieux sont eux aussi notables : on ressent une certaine familiarité à retrouver nos personnages au Double R Diner, du sérieux à les retrouver au commissariat, de la tristesse chez les Palmer ou encore, une certaine retenue à se retrouver à l’Hôtel Grand Nord
– Les mythes sont intéressants et impressionnants : la Black Lodge, la White Lodge, la Chambre Rouge
– La musique est superbe.

Cette série mêle humour, drame, peur et surtout, de la fiction. Car malgré ses apparences de ville tout à fait réaliste, Twin Peaks est imprégnée de fiction. La série bascule donc lentement de réel à fiction, sans vraiment que l’on s’en aperçoive. Twin Peaks est au cœur de la différence du bien et du mal.


Je dois vous l’avouer, c’est l’une de mes séries préférées : Twin Peaks mélange les genres, m’a fait découvrir des personnages très intéressants et m’a passionnée. 
Je confesse également avoir senti de la tension et de la peur en regardant cette série qui peut donner froid dans le dos.
Twin Peaks a été arrêté à cause du manque d’audience lors de la deuxième saison. En effet, le meurtre de Laura ayant été résolu, les spectateurs se sont désintéressés, à tort de cette série. Car cette dernière a continué au-delà de Laura et a laissé place tout doucement à la fiction. Dale tombé amoureux de la ville tient à y rester et tisse des liens encore plus forts avec les habitants qui, pour certains sont devenus des amis… Voire plus.



Le film Twin Peaks
Feu marche avec moi

Malgré l’arrêt de la série, une préquelle a été réalisée en 1992 toujours par David Lynch et porte pour nom Twin Peaks : Fire walk with me.

Ce film est quant à lui réservé à Laura Palmer puisqu’il présente ses sept derniers jours. Elle est donc le personnage principal de cette œuvre, contrairement à la série où elle était absente, bien que l’histoire fût centrée sur elle.
On retrouve beaucoup de personnages de la série avec des agents du FBI en plus (dont Chris IsaakKiefer Sutherland ou encore David Bowie).



Ici, on comprend mieux les secrets de Laura, ses mystères, bref sa vie. On la voit tantôt accro à la drogue, tantôt sexuelle, puis torturée, mélancolique… Elle devient attachante malgré son comportement très dérangeant : c’est une personne qui a besoin d’aide et qui ne peut se tourner vers personne puisque personne ne peut l’aider.

Nous sommes donc plongés dans un univers assez triste et dramatique : on sait que la seule issue pour Laura sera la mort. Ce film est donc sombre et l’on reconnaît parfaitement le style de Lynch.


Le film est intéressant, mais je l’ai trouvé un peu trop éloigné de la série… Et surtout, j’aurais préféré une suite car la série s’est achevée sur un des plus grands cliffhangers de la télévision (autoproclamé par moi-même).

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La nuit du chasseur (1955)

La nuit du chasseur est le seul film réalisé par l’acteur Charles LaughtonRobert MitchumLillian Gish ou encore le jeune Billy Chapin y tiennent les rôles principaux.

La nuit du chasseur met en scène le révérend Harry Powell, un homme avide d’argent et tueur de femmes. Alors qu’il séjourne en prison pour un simple vol de voiture, son compagnon de cellule avoue dans son sommeil qu’il a caché les 10 000 dollars qu’il a dérobé et que seuls ses deux enfants en connaissent la cachette. En effet, avant d’être arrêté, Ben Harper fait promettre à ses enfants John et Pearl de garder le secret sur l’endroit où repose le butin, en double promesse, il somme son fils de prendre soin de sa petite sœur. Dès la mise à mort de BenHarry va se mettre à la recherche des enfants, une fois trouvés, il va user de son charme pour tromper leur mère, leur entourage et leur faire avouer la cachette.




J’étais au courant de la dimension horrible et cruelle du personnage du révérend, je m’en étais fait tout un flan, pensant que La nuit du chasseur était un film d’horreur des plus classiques, adulé de tous… Que nenni, la vérité est bien loin. Ce film, c’est un film noir, c’est un conte cauchemardesque sur l’enfance. Vous êtes en quête de réalisme ? Malgré la volonté naturaliste donnée par Laughton, sachez que ce film n’est pas une réalité, il est situé à la limite du fantastique (sans jamais pour autant la franchir), du cauchemar et de la fable. Cependant, si vous aviez entendu parler de ce film en de bons termes concernant son antagoniste, soyez rassurés, c’est bien réel et justifié cette fois-ci. Car Harry Powell est un personnage d’anthologie, il est tout à la fois : complexe, charismatique, impitoyable et tellement pervers (dans le sens sexuel du terme, aussi bien que dans son sens plus large).

La nuit du chasseur c’est avant tout un tas de dichotomies : le bien contre le mal, les enfants contre les adultes, l’amour contre la haine ou tout simple, le jour contre la nuit. Et ici, les enfants seraient le bien, l’amour et le jour, le révérend le mal, la haine et la nuit. Ces oppositions sont en quelque sorte la charpente du film. Et elles sont portées par Harry Powell lui-même, qui a ses doigts tatoués des mots «LOVE » et « HATE » : l’amour pour la main droite, celle qui sauve, la haine pour la main gauche, celle qui tue. Le révérend représenterait à lui seul le combat entre le bien et le mal, non pas parce qu’il est ambivalent, mais parce qu’il représente toute cette différence, il est là pour nous rappeler physiquement que ce conte, ce cauchemar, c’est avant tout la lutte du bien contre le mal. Bien entendu, lui, il incarne le mal (et a également des accès totalement ridicules, car il lui arrive d’être pathétique par moments) : il vole, tue, envoûte les personnes pour mieux se servir d’elles, menace. Les enfants, ainsi que leur sauveuse, Rachel représentent quant à eux le bien. Ils se combattent tout au long du film.



Mais dire que La nuit du chasseur n’est que le bien contre le mal serait plutôt réducteur. Car le conte qu’on nous présente est avant tout un moyen de montrer à quel point les enfants sont innocents et que le monde des adultes peut être effrayant et dégueulasse. Alors oui, les enfants sont certes innocents, mais ils arrivent cependant à résister, à montrer davantage de défense qu’un adulte, ils ont des capacités d’endurance et de réparation supérieures à celles des adultes, c’est d’ailleurs Rachel qui nous l’explique à la fin du film. Évidemment, même si les deux ne disent pas un mot sur la cachette du magot à leur nouveau « père », Pearl est à de nombreuses reprises au point de craquer, tellement subjuguée par le charisme de Powell, et elle est à chaque fois retenue par son grand-frère John qui montre une capacité assez hors norme à résister à toutes les misères du beau-père, c’est un enfant très fort et absolument résistant. Car John et Pearl, les orphelins ont pas mal morflé : leur père se fait arrêter sous leurs yeux, leur mère fait entrer le loup dans la bergerie et quand ce loup se montre horrible envers les enfants, celle-ci se montre faible et laisse faire son nouveau mari, totalement subjuguée par son charisme. La mère est en effet un personnage très fragile qui croit facilement aux mensonges du révérend, qui se fait humilier lorsque celui-ci l’élève au simple rang de pute perverse pendant leur lune de miel, qui prêche elle aussi la parole de Powell en se trouvant des péchés là où ils n’ont pas lieu d’être. Elle finit d’ailleurs par mourir sans résistance, les yeux levés au ciel, attendant sagement son sort pathétique. Heureusement, les deux enfants trouvent leur salvation mais aussi et surtout, une figure maternelle et protectrice, en la personne de Rachel qui, de prime abord se montre assez rustre, mais qui se révèle être une personne au grand cœur qui défend les enfants envers et contre tout, et surtout qui n’hésite pas à dégainer une arme et tirer sur le révérend, ni à user de sa parole pour tenir tête au révérend et le faire taire. Assez surprenant quand on sait que ce rôle parolier est tenu par une actrice star des films muets : Lillian Gish.

Parlons aussi du côté sexuel omniprésent dans ce conte pour enfants qui ne saute pas forcément aux yeux au premier abord : les femmes sont de sales perverses qui ne pensent qu’au sexe, elles sont des Eveen puissance, et le révérend lors de sa lune de miel repoussera les avances de sa nouvelle femme, lui montrant à quel point elle est laide, pernicieuse et tellement nuisible. Powell serait d’ailleurs sûrement impuissant, son absence de pouvoir sexuel étant d’ailleurs la raison pour laquelle il s’en prend aux femmes. Son sexe étant symboliquement remplacé par son couteau, lors d’un effeuillage par une femme, celui-ci met sa main dans sa poche et ne pouvant retenir son émotion, sort son couteau à cran qui transperce son pantalon sous le coup de la surprise et de l’imprévu. Ses pulsions sont incontrôlables, meurtrières, à défaut d’être sexuelles.
Les références bibliques sont également très présentes : le personnage du révérend tout d’abord est révélateur, celui-ci s’adresse souvent à Dieu, car il se dit guidé par cette entité. Tous ses actes sont commandés par cet être supérieur et divin. Puis, on nous compte l’histoire de Moïse, qui ne serait autre que John et Pearl dans le film, puisqu’ils sont recueillis par leur protectrice après un voyage sur le fleuve, emportés par le simple courant. On nous compte également le récit d’Hérode et de la naissance de Jésus : Hérode serait ici Powell et évidemment, le Christ est encore une fois John et Pearl. Et c’est sans compter les prêches, les chants bibliques interprétés par plusieurs personnages.



Je voudrais évoquer un point presque crucial quant au déroulement du film, à la démonstration du temps qui passe et de la personnalité des personnages, c’est les jeux de lumières. La nuit du chasseur est un film en noir et blanc, et c’est volontaire, car à l’époque, l’émergence des films en couleurs bat son plein, mais Laughton a voulu traiter son film avec du noir et du blanc. Tour à tour, les lumières montrent certes le jour, donc une certaine paix (ou plutôt une pause dans la fuite des enfants) mais peuvent être également révélatrices de l’apparition du mal (comprendre : du révérend), car c’est souvent sa silhouette avec son chapeau que l’on aperçoit dans l’ombre. Quant à la nuit, donc le noir, cela annonce la quête de Powell qui ne s’arrêtera que lorsque les enfants seront retrouvés et certainement tués. Malgré tout, la nuit peut aussi montrer une certaine beauté et une sécurité, puisque les enfants s’endorment sous la nuit étoilée, ce qui en fait une atmosphère rassurante et sécurisante pour eux.

Pour finir, il faut savoir que La nuit du chasseur n’a pas été reconnu à sa juste valeur à sa sortie : le public comme les professionnels du cinéma l’ont boudé et vivement critiqué. C’est d’ailleurs pour cette raison que Laughton n’a fait qu’un seul film, celui-ci a été découragé. Ce n’est qu’avec le temps que ce film s’est élevé au rang de film culte, et ce grâce à la seule présence de Mitchum dans le rôle d’un psychopathe.
Et, il est évident que ce film est tellement complexes et bourré de significations que je n’ai pas pu tout récolter car je reste persuadée qu’au-delà de ma volonté de synthétiser, il reste des choses que j’ai oubliées car je n’en ai tout simplement pas eu l’idée, car interpréter un tel film à notre époque est forcément éventré d’une interprétation contextuelle. J’ai vraiment essayé de vous faire part de tout ce que j’ai pu relever en étant la plus claire et concise possible, tout en développant un maximum ma pensée.

Shaun of the dead

Il a été réalisé par Edgar Wright en 2005. La plupart des sites classent ce film dans le genre « comédie horrifique ».

Les acteurs principaux sont :

Simon Pegg, qui campe le rôle de Shaun, un quasi trentenaire qui vit en colocation avec deux vieux amis à lui dans une banlieue de Londres. Il travaille dans un magasin d’éclectro-ménager et va tous les soirs avec sa petite amie Liz, les amis de cette dernière et Ed, son meilleur ami.
Nick Frost est Ed, un vendeur de shit, il ne fait rien de ses journées à part jouer à la console et se remplir le ventre de bières. Il est aussi le centre des disputes dans la maison.
Liz, jouée par Kate Ashfield, est la petite amie de Shaun est complètement lassée par Shaun qui ne fait que passer ses soirées au Winchester, un bar et qui est toujours accompagné d’Ed, une sorte de crétin lourd. Elle souhaiterait passer des soirées en tête-à-tête avec Shaun.
David (Dylan Moran) et Dianne (Lucy Davis) sont les deux amis de Liz, le premier est amoureux secrètement de Liz alors qu’il sort lui-même avec Dianne. Cette dernière est comédienne (« ratée » dixit Shaun).

Sans compter que les Coldplay sont figurants dans ce film (véridique !).

Passons maintenant au synopsis :

Shaun mène une petite vie tranquille voire carrément ennuyeuse : il travaille et sort le soir avec sa copine et ses amis au Winchester. Quand sa petite amie lui demande de passer une soirée rien qu’avec lui, celui-ci décide de l’emmener au restaurant le lendemain soir… Malgré y avoir pensé toute la journée, il oublie de réserver une table et Liz rompt.
Le lendemain de cette rupture, il se passe des choses étranges : les habitants de Londres sont étrangement devenus des zombies après avoir été mordus par d’autres zombies. C’est alors que Shaun devient un super-héros, voulant reconquérir son ex petite amie en la sauvant elle, ses amis et sa mère.

En voyant ce synopsis voire même le titre, je m’étais dit « encore un énième film d’horreur inintéressant » ou « ça sent le gros navet ».
Le problème, c’est que Shaun of the dead est tout sauf un film d’horreur : c’est une parodie DE film d’horreur (le titre est en rapport avec Dawn of the dead de George A. Romero), et c’était pour ma part, une découverte surprenante.
Ce film est en effet plutôt absurde, tantôt gore, tantôt illogique, mais toujours drôle, avec une pointe d’humour noir.
Au début, il est vrai que l’on s’ennuie un peu, mais c’est certainement le but : on veut nous montrer que Shaun a une vie lassante dans laquelle il ne se passe RIEN, mais après, c’est complètement aberrant et drôle.

Effectivement, les scènes les plus hilarantes sont notamment quand Shaun et Ed décident de couper la tête aux zombies avec des disques vinyles, quand Shaun, Ed et Liz tuent un zombie en dansant sur Don’t stop me now de Queen, ou encore quand Shaun reçoit une fléchette en pleine tête…
Et ma préférée : quand Shaun et Ed sont en bas de l’escalier et que le premier appelle leur colocataire, (devenu zombie) avec une voix très efféminée !

Bref, tout cela pour dire que ça serait dommage de louper cette référence de l’humour anglais (parce que là vraiment, on est en plein dedans) et donc je vous invite tous à le voir au moins une fois si ce n’est pas déjà fait !

Usual suspects

Mais quel est donc mon film préféré ? J’appelle à la barre Usual suspects !

Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu’il n’existait pas…

Tout d’abord, sachez que j’ai eu du mal à voir ce film. Pourquoi, à cause d’Allociné !

En effet, voici le synopsis du film selon le site : « Une légende du crime contraint cinq malfrats à aller s’acquitter d’une tâche très périlleuse. Ceux qui survivent pourront se partager un butin de 91 millions de dollars. »
Non mais franchement, qui a envie de voir ce film avec une description pareille ?!

Allez, pour vous lecteurs, je rectifie le tir, voici le synopsis selon moi-même :

Cinq criminels et dangereux tueurs/braqueurs se réunissent pour un coup qui va leur rapporter beaucoup d’argent. Une fois le travail fini, ils reprennent du service pour un « ami » de l’un d’eux. Le braquage se tourne mal et ils se voient contraints de tuer les otages. Très vite, ils vont être convoqués par le fameux Keyser Söze, une légende parmi les criminels pour un dernier coup afin de se racheter auprès de lui.

C’est mieux, non ?

J’ai lu sur un site parlant du film cette phrase : « Il y a des films que l’on aime, des films avec lesquels on prend plaisir. Il y a les films que l’on regrette d’avoir vu et les films qui laissent un goût d’inachevé. Puis un jour il y a le film qu’on attendait. Celui qui vous bluffe, vous transporte et vous possède. » Pour moi, c’est complétement Usual suspects.

Alors qu’a de spécial ce film ?
C’est un excellent thriller qui nous tient en haleine durant tout le film.
Usual suspects nous est conté lors d’un interrogatoire d’un certain Verbal Kint, un infirme arnaqueur professionnel. Et celui-ci raconte vachement bien, c’est son nom d’ailleurs, « Verbal ».
Ce film pourrait être un banal thriller, avec une banale histoire de pognons et de malfrats. Mais il est bien plus que ça… Ce film nous raconte l’histoire d’une légende, d’un mythe… Keyser Söze.

Les acteurs sont excellents. De prime abord, on a Verbal, Kevin Spacey toujours à la hauteur, on a Byrne, Del Toro ou encore l’excellent et regretté Pete Postlethwaite.
Leurs personnages sont interprétés avec charisme et crédibilité.
L’histoire est banale, je le conçois.

Mais laissez-moi vous parler de mon méchant préféré de tous les temps : Keyser Söze.
J’avais fait une propa dessus il y a plusieurs mois et je l’avais tellement bien faite (je déteste la fausse modestie) que je la reprends :

Une petite présentation s’impose : Keyser Söze, est un véritable mythe. Une sorte de réincarnation d’un Dieu malveillant : il sait tout, il voit tout, tout le monde travaille pour lui, mais personne ne le sait. Et surtout, personne ne l’a jamais vu. Même les plus grands parrains ont peur de cet homme. Certains renient son existence, tout en essayant de ne pas lui faire de tort.
Verbal Kint, un des cinq malfrats dira même :
« Keaton répétait tout le temps : « Je n’crois pas en dieu, mais j’avoue qu’il me fait peur ». Oui, eh bien moi je crois en Dieu, et la seule chose dont j’ai peur, c’est Keyser Söze… »

L’histoire du mythe
Bien que personne ne l’ait vu, certains racontent que Keyser Söze était harcelé par une bande de hongrois. Ces derniers ont fait irruption dans sa maison, ont violé sa femme et l’ont retenue en otage, elle et ses enfants, en attendant le retour de Keyser. Söze préférant alors voir mourir ses proches plutôt que de les voir tyrannisés par ses ennemis, il les tua les uns après les autres, avant de se charger de la bande. Il tua non seulement cette bande rivale de hongrois, mais aussi leurs femmes, enfants, familles, amis et brûla même les magasins où ils travaillaient.

Le braquage
Les cinq acteurs principaux sont contactés par Kobayachi, le seul qui connaisse Söze et qui l’ait déjà vu. Celui-ci les invite à participer au braquage du cargo, sous peine de les faire disparaître. Pour appuyer ses menaces, il distribue à chacun des malfrats leur dossier complet, contenant photos, divers emplois (qui sont pas vraiment déclarés à l’URSAFF) et même, des photos de leurs proches. Ils n’ont donc plus d’autre choix que d’obéir et de travailler pour Söze.
Le braquage va mal tourner : l’équipage du bâteau comme les malfrats. Seuls deux rescapés seront à noter : Verbal Kint et un membre de l’équipage hongrois, dans un état grave à l’hôpital.

Le mensonge, alias la réalité
Comme dit précédemment, le récit est basé sur les dires de Verbal Kint qui raconte l’histoire aux policiers : de la rencontre des malfrats au braquage du cargo, en passant par la rencontre avec Koboyachi. Kint est effrayé mais préfère se faire tuer par Söze plutôt que d’accepter l’aide de la police et témoigner contre ce Dieu vivant.
Cette dernière annonce en effet à Kint que ce cargo ne contenait pas de drogue, mais un témoin qui était prêt à témoigner dans le procès de Keyser Söze. Kint est donc relâché, avec un avenir incertain. Il prédit aux policiers que jamais plus ils n’entendront parler de Keyser Söze, maintenant que plus aucune personne ne puisse l’identifier formellement.

Seulement, c’est là qu’Usual suspects trouve tout son charme et sa reconnaissance : dans son twist final.

Pourquoi ce méchant est si particulier pour moi ?
Tout d’abord, ce que je trouve très fort dans ce film, (et que d’autres pourront faire passer pour de la trahison) est le mensonge qu’on nous fait avaler. Le seul témoin de toute l’histoire nous raconte les événements, alors après tout, pourquoi en douter ? Vous l’aurez compris, ce twist final m’a complètement remuée. Et je dois d’ailleurs dire que peu de films m’ont autant fait écarquiller les yeux (Fight club, Le prestige et Seven font partie de cette liste).
Ensuite, le mythe construit sur Keyser Söze est très mystérieux et prenant. On essaye de creuser sur ce personnage alors qu’on ne sait pas qui il est ! Je trouve l’histoire bâtie autour de ce personnage inexistant mais pourtant relégué au premier plan très bien construite et intéressante.
De plus, ce méchant qui est un Dieu, qui tue, qui effraye, qui sait tout est très impressionnant. Vous en connaissez beaucoup vous, des méchants qui font peur aux flics comme aux criminels ? Qui sont apparentés à Dieu ? Qui connaissent tout le monde ? Et qui sont également véritables parrains de toute la criminalité ? Moi pas beaucoup. Il fait preuve d’un sadisme et d’une fierté : y’a pas non plus beaucoup de méchants qui tuent eux-mêmes leurs proches sous les yeux de ses rivaux.
Pour terminer, mais ça, c’est sur un ton plus léger, je trouve que Keyser Söze, comme nom de méchant, ça déboîte.

Un grand merci Bryan Singer !

Bon visionnage !

Streets of rage

Début des années 90, 1991 pour être plus précise, un jeu style beat them all sort sur la console Megadrive, il est développé par SEGA (membres de la Team Shinobi), c’est Streets of rage (ou Bare Knuckle), souvent abrégé par les adeptes par SOR.
C’est le début d’une trilogie : le second opus sort en 1992 et le troisième en 1994.

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Je ne vais pas m’étaler sur les deux autres puisque je n’y ai pas joué sur Megadrive, juste sur un émulateur il y a quelques mois et que je n’ai pas été transcendée, pire, j’ai été déçue.

Bref, Streets of rage c’est l’histoire de trois ex-policiers, Adam, Axel et Blaze qui décident de sauver leur ville qui est tombée entre les mains de criminels dont le chef, Mr. X. est inatteignable. Ils ont décidé de se retourner tous les trois contre leur hiérarchie corrompue ou apeurée par ces criminels.
Ils vont donc parcourir la ville en la nettoyant de tous ses salopards : il y a en tout 8 niveaux qui sont les différents endroits de la ville, comme une rue, le bord d’une plage, un pont, une usine ou encore le fameux immeuble où Mr. X. est terré. Bien entendu, plus le joueur passe les niveaux, plus les ennemis sont difficiles à abattre.
Tous les niveaux ont un boss final à la fin, qui est lui aussi de plus en plus fort au fil de la progression dans le jeu.

La palette des personnages avec un bout de leur histoire

Les personnages se battent à mains nues, mais ils peuvent aussi se servir d’objets trouvés sur le terrain, comme des couteaux, des battes de base-ball et même des poivrières !
Ils ont également la possibilité d’appeler les renforts policiers qui, munis d’un bazooka ou d’une mitrailleuse tuent les ennemis sur place.
Les joueurs peuvent frapper, sauter pour se défendre. D’ailleurs, pour un jeu si « ancien » la palette de coups de chaque joueur (qui est différente selon le personnage) est assez étendue.
Ce jeu peut se jouer à un ou deux joueurs en mode coopération.

Le dernier niveau est particulier, non seulement on ne peut pas faire appel à l’attaque spéciale puisqu’on est dans un immeuble, mais en plus, on rencontre encore une fois tous les boss de tous les niveaux du jeu. Et ils étaient encore plus durs à battre.
La fin est alternative : lors de la rencontre avec Mr. X. (si vous arrivez jusque-là), celui-ci vous propose soit de le tuer soit de prendre sa place en tant que chef du syndicat du crime.

Blaze en action !

Streets of rage a été le premier jeu vidéo auquel j’ai joué (et j’y joue encore de temps en temps sur un émulateur pour me remémorer ces bons souvenirs) et je m’en souviendrai toujours.
Le personnage que j’utilisais toujours était Blaze, la fille. Elle me plaisait : sa combinaison de coups, ses vêtements rouges, son agilité et ses petits cris quand elle faisait des prises… Je l’adorais !
D’ailleurs, les boss d’un des niveaux étaient deux et étaient les copies conformes de Blaze, sauf qu’elles étaient vêtues de vert (lors du dernier niveau, elles sont en gris) et carrément plus fortes et rapides qu’elle. Je leur vouais une admiration mélangée de haine.
Petite, je n’ai jamais gagné (je devais vraiment être nulle), mais je prends ma revanche maintenant avec l’émulateur où je gagne à chaque fois et où je ne sombre jamais du côté obscur de la force : je tue le méchant !

Le jeu n’était pas violent en soi : pas de sang, pas de trucs qui font peur, donc était facilement accessible. Du moins, il ne m’a jamais traumatisée, malgré l’âge que j’avais quand j’y jouais (4 ou 5 ans).

Malgré, encore une fois l’ancienneté du jeu, la musique était vraiment bonne et est encore reconnue pour sa qualité. Elle est signée Yuzo Koshiro.
Un petit aperçu des musiques…
Le troisième niveau (sur la plage).
Le huitième niveau (dans l’immeuble).
La rencontre avec les boss de chaque niveau.
Pas mal hein ?

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