The Nice Guys (2016)

On en a fait beaucoup avant la sortie de The Nice Guys. Rien que sur SensCritique, on recensait les meilleures punchlines du film avant sa sortie et on offrait même un badge à ceux qui l’avaient rajouté dans leurs envies (sérieusement les mecs… ?). Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on attendait le nouveau Shane Black de pied ferme. Piqûre de rappel : Last action hero, Kiss kiss bang bang et la franchise L’Arme fatale, voici trois titres auxquels le réalisateur a participé, mais je parlerai seulement de Kiss kiss bang bang, parce que Black n’a pas été « seulement » scénariste ici, il l’a réalisé, tout comme le film dont il est question ici. Et au pitch, on voyait de grosses ressemblances entre les deux. La question était donc de savoir si TNG était un vulgaire copié-collé de KKBB. La réponse est non.

Donc oui, l’histoire est assez similaire, puisque encore une fois, Shane Black s’attèle à réaliser un film sur Hollywood, en prenant pour trame une histoire de meurtres de stars et autres grands noms du cinéma, le tout sur fond de complots et pour démêler le vrai du faux, des détectives privés plus ou moins aguerris. Là où le film de 2005 (putain 11 ans !) s’inscrivait dans notre époque, le film sorti en 2016 prend place dans les 70’s, nous apportant son lot de vintageries remarquables : décors, fringues et pensées bien différents de ce que nous connaissons actuellement. C’est l’un des premiers points forts du film : l’immersion est totale et complètement réussie. En tout cas, moi, j’avais l’impression soit d’être dans cette décennie l’espace de deux heures, soit de voir un film qui avait été tourné pendant ces années, mais avec les techniques actuelles. Côté maîtrise, Shane Black n’est absolument pas un amateur et sa mise en scène est bien foutue, le côté histoires parallèles formant l’introduction m’a mise dans le bain dès les premières minutes, même si, je dois bien l’avouer, j’étais un peu perdue avec tous ces noms dans les premiers temps…

Dans « tous ces noms », on a notre trio principal, trois personnages qui se complètent et forment une équipe soudée malgré ses différences et ses méthodes diverses : Jackson Healy (Russell Crowe), Holland March (Ryan Gosling) et sa fille, Holly (la jeune et prometteuse Angourie Rice). Bien écrits et bien joués, le casting et les personnages, sont un autre point fort de The Nice Guys. A côté d’eux, même les rôles secondaires envoient du lourd : la jeune actrice porno rebelle qui voit en chaque personne un fasciste en puissance, les méchants implacables, et même un gamin que l’on croise sur son vélo qui est prêt à montrer sa queue pour 20 dollars… On prend du plaisir à voir évoluer chacun d’entre eux, les voir parler et mener l’enquête, le spectateur y prend part d’ailleurs, parce que le tout fonctionne tellement bien qu’on est obligés de vouloir participer à ces péripéties. Le rythme aide bien, tout est fluide et il se passe toujours quelque chose dans chaque scène. Sérieusement, pendant toute la durée du film, je ne me suis pas ennuyée un seul instant, les personnages charismatiques commencent d’abord par nous charmer et l’écriture du scénario fait le reste, je n’ai pas vu le temps passer.

Il faut dire que les scènes et situations rocambolesques s’enchaînent, sans pour autant que l’on trouve ça lourd, ni que ça en devienne répétitif. L’une de mes scènes préférées est celle de la villa, parce qu’il se passe vraiment tout ce que qui est possible : découverte d’un cadavre, open bar bien chargé, visionnage d’un film porno (et c’est encore mieux quand on a treize ans), interrogatoire de sirènes dans une piscine, fusillade, course-poursuite, sans oublier les répliques qui fusent et font mouche. D’ailleurs, l’ayant vu en VF (parce que là où j’habite, les seuls films qui passent en VOSTFR sont les films estampillés art et essai), j’ai trouvé le doublage assez sympa. Certes, certaines blagues sont un peu tombées à plat parfois, mais ça fonctionnait très bien dans l’ensemble, surtout que la voix de Ryan Gosling a été conservée pour ses hurlements très aigus, et ça, c’était parfait. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça devant un film, au cinéma qui plus est.

Je reviens un peu sur l’immersion dans les seventies pour aborder le sujet de la bande-son. Cette dernière nous convie elle aussi à la fameuse décennie en nous apportant son lot de Bee Gees, de Kool and the Gang, de Kiss ou encore de Temptations. En un mot ? Génial. Que l’on soit fan ou pas de cette décennie musicalement parlant, on se laisse facilement porter par sa bande originale qui illustre très bien les différents passages où elle passe. Les chansons ont été bien choisies et collent parfaitement aux scènes auxquelles elles correspondent. Je ne dirai pas qu’elles ont été écrites pour The Nice Guys, mais elles parent très bien les diverses séquences.

Pour répondre à ma question sur le lien entre KKBB et TNG, même s’il subsiste un rapport dans les grandes lignes, The Nice Guys a sa véritable identité, à la rigueur, on pourrait parler de remake, mais de manière très libre… Parce que même si la toile de fond est quasi identique, son traitement est différent, mais on retrouve les qualités qui ont fait de Kiss kiss bang bang un très bon film. Là où ce dernier était plus « sombre », et un brin plus complexe (pas casse-tête non plus), The Nice Guys est à la cool (poseyyy ?) même si très énergique à la fois, et assez abordable. Pour cela, je leur mets la même note, même si je trouve que c’est assez peu pour le bonheur que chacun de ces métrages m’a apporté.
Un excellent buddy movie en somme, qui allie action, humour et enquête, grâce à d’excellents personnages et une bonne mise en scène.
(Bon et, première séance dans ma ville, une salle gigantesque pour 5 personnes (dont mon chéri, ma copine et moi-même), comment ne pas mieux en profiter ?)

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The Hole (2001)

The Hole, c’est l’histoire de quatre étudiants britanniques qui disparaissent pendant 18 jours. Alors que l’espoir de les revoir en entier s’affaiblit, Liz, une des disparues, revient.
Le film a été réalisé par Nick Hamm et son casting réunit Thora Birch, Desmond Harrington ou encore Keira Knightley.

Après des films comme Fight club, Sixième sens ou encore Usual suspects, on pense sûrement qu’un twist final, un vrai, ne peut plus arriver, ou du moins, égaler ceux de ces trois monstres notamment. Je ne sais pas si ça se fera un jour, toujours est-il que The Hole ne l’a pas fait. Est-ce que le film est à jeter pour autant ? Certainement pas.
En fait, The Hole est qualifié comme : drame, épouvante-horreur, mystère ou encore thriller. Tous ces termes sont exacts, à l’exception de l’épouvante-horreur qui n’a vraiment rien à foutre là. Le mystère, parce que savoir ce que ces quatre gosses ont fait pendant dix-huit longs jours, ça serait pas mal ; le drame, parce que plus on va s’enfoncer dans l’histoire, plus celle-ci aura des résonances graves et inéluctablement tristes ; le thriller, parce que ce film n’a rien de gentillet dans ce qu’il raconte, et qu’il se révèle être un fabuleux récit à longuement décortiquer, surtout qu’il y a un coupable.
Pour en revenir à l’histoire, pendant les quinze premières minutes, on sait tout, ce qui s’est passé, quand, comment et pourquoi. Seulement le film n’existerait pas si tout était réglé dès les premiers instants. Et vous vous en doutez bien, ce que l’on sait dès le début n’est en rien la vérité. Cette dernière, il va falloir la découvrir en même temps que les personnages et, surtout, selon les dires de la survivante qui a été traumatisée et qui lâche les informations au compte-gouttes. C’est surtout en cela qu’est le film un thriller psychologique, sans pour autant avoir l’ambition de se nommer comme tel. En ce premier point, je pense qu’on a le premier défaut du film : avoir voulu nous raconter la vérité pendant les premiers instants, donc nous montrer ce qui n’est pas vrai a été une erreur. En effet, dès les premières minutes, le doute s’installe et on se sent obligés de chercher, de se poser des questions et le tout se révèle sans surprise. C’est ici que la magie du twist final s’efface un peu, parce que celui-ci est d’ores et déjà prévisible.

Pourtant, The Hole ne dit pas son dernier mot et arrive à dédramatiser les choses et se détendre : des retournements de situation, on en a déjà vu, des connards de gosses de riches qui pensent que le monde leur appartient, aussi, la recherche du coupable façon « c’est pas moi, c’est lui », idem. C’est donc là que le film se pose, derrière tout ce brouillard de déjà vu, cette impression de faux renouveau. Et ce, pour mieux sortir du lot et se démarquer des autres. Là où je veux en venir, c’est que l’œuvre réussit à se démarquer des autres en pointant du doigt leurs défauts, en les reprenant brillamment, en mixant le tout intelligemment et en ressortant quelque chose de répugnant, de malsain, de dégueulasse. Parce que c’est ce qu’est The Hole : une histoire malsaine qui nous colle des frissons dans le dos. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on est dégoûtés à vie ni qu’on perd tout espoir en l’humanité après ce film (ce qui a été plus ou moins le cas pour moi avec Megan is missing, si ça vous intéresse), mais le film a la capacité étrange et dérangeante de nous absorber et de nous balancer un récit incroyable de par son côté putride. On se pense soulagés en apprenant toute la vérité dès les premiers moments du film ? C’est pour mieux nous botter le cul avec des faits morbides par la suite. Comme pour nous punir d’avoir cru un seul instant que l’histoire avait été « belle » et que les coupables avaient été clairement identifiés.

Le film est loin d’être exempt de défauts, notamment dans ses personnages qui sont caricaturaux : le fils de star qui se fout de tout, le sportif un peu détraqué, la blonde délurée pas si conne et, enfin, notre survivante, celle qui rêvait d’être la reine des abeilles alors qu’elle n’est qu’une fille qu’on ne regarde pas. Malgré tout, Thora Birch, qui interprète cette dernière, endosse encore une fois le rôle d’une paumée en mal de vivre, comme elle l’avait fait pour Ghost World ou encore American Beauty. Est-ce qu’elle ne sait faire que ça ? Absolument pas, parce que son personnage va beaucoup plus loin avec The Hole et la gentille et douce petite innocente ne l’est peut-être pas tant que ça. L’histoire révélée par ses soins, ou plutôt, par ce qu’elle voudra bien nous lâcher est sordide et crue. [SPOILER ON] Son personnage d’apparence normale, façon « qu’est-ce que je fous là ? » aura en réalité bien des choses à se reprocher et nous livrera un personnage froid, dur et dénué de toute empathie. Malgré tout, là où je remercie le film, c’est que celui-ci évite de nous livrer des justifications psychiatriques et/ou psychologiques pédantes sur ce personnage. Même si l’on pourrait désigner Liz comme étant une perverse narcissique (cet impressionnant statut qu’on ressort à toutes les sauces ces derniers temps), elle n’est jamais désignée comme folle ou détraquée. Au contraire, elle est normale, et c’est ça qui fait vraiment froid dans le dos. [SPOILER OFF]

Un autre défaut du film, en plus de son twist final qui n’en est en réalité pas un, c’est que, bien que compréhensible malgré les différents récits, nous voici dénués de toute émotion relative au sort des quatre jeunes. Je ne dirai pas non plus qu’on s’en fout complètement, mais que le suspense alimente surtout l’histoire et tente tellement de créer une surprise en se concentrant sur le personnage de Liz uniquement, que les trois autres jeunes sont laissés à côté alors que ceux-ci auraient gagné à être davantage développés et mis en lumière, même s’ils n’ont pas été oubliés par l’histoire racontée. Donc oui, il faut s’accrocher à The Hole car la multitude de vérités énoncées est complexe et peut assez vite nous perdre, mais une fois qu’on est dans le bain, l’ambiance est tellement prenante que le tout se révèle intelligible et fort. L’angoisse monte crescendo et nous maintient durant toute la durée du film, sans aucun temps mort, grâce au rythme et à la mise en scène plutôt bien foutus. Mais les coups de théâtre sont beaucoup trop nombreux pour nous garder à l’abri d’un ennui face à ces innombrables révélations qui ponctuent le film. C’est là que le film perd de son panache, parce qu’en nous balançant trente-six vérités d’un coup, on diminue les sentiments d’empathie pour les personnages, tout comme le tragique, le dramatique ou encore le suspense que l’on devrait ressentir face à ce genre d’événements en temps normal. Ça devient de moins en moins crédible et nous évite d’être affectés. Je ne dirai pas que le tout devient lisse, ce n’est pas le cas, mais tout est rendu plus acceptable, et c’est dommage.

Je le redis encore, car je trouve ce point très appréciable, c’est que l’angoisse est vraiment très prenante, et ce, dès le début du film. Cette horreur de dix-huit longs jours fait froid dans le dos, est malsaine et nous met clairement mal à l’aise. Mais le pire, c’est bien de connaître (la vraie ?) vérité et de savoir que tout a été fait dans un but totalement puéril, dénué de bon sens et d’intelligence et qu’un drame aurait pu être évité si certains avaient été moins nombrilistes. Ça donne un côté réaliste au tout, parce qu’on s’imagine très bien certaines personnes faire vivre un enfer à d’autres pour leur simple satisfaction personnelle, mais, je le répète, cette sensation est vite évacuée par des histoires entrecroisées qui pourrissent toute empathie et contourne des sentiments qui auraient pu rendre le film encore plus intéressant qu’il ne l’est. Mais comme ce défaut est présent, on peut dire en toute connaissance de cause que si la terreur n’avait pas été aussi bien retranscrite ni présente, on aurait moins ressenti un étau se resserrer au fur et à mesure que le temps passe, et donc, que l’inquiétude aurait été moindre, peut-être même que l’on aurait vite décroché, d’autant plus que comme dit plus haut, le twist final se voyant arriver, on aurait pu se permettre de passer à autre chose sans faire attention aux qualités indéniables de The Hole.

En résumé, une bonne surprise.

TROLL (gentil) : Battle cheap

Battleship, c’est pas un film de Michael Bay. Et pourtant, on en a tous les ingrédients : effets spéciaux, histoire un peu bancale, personnages héroïques ridicules et des méchants pas beaux. Je vois déjà votre déception « Quoi ? Du spectaculaire nul sans Bay ?! Mais comment qu’on va faire ? », non sans panique. Et bien ne soyez pas inquiets, car Peter Berg, il sait tout aussi bien réussir à faire des choses nulles alors qu’il voulait taper dans l’héroïque et le grandiose.
Et pour ça, il a un casting de fou : Taylor Kitsch (oui, au bout d’un moment, même la réalité nous rattrape), Alexander SkarsgårdLiam Neeson (là j’ai pas compris) et puis, pour lancer sa carrière d’actrice qui sera sans aucun doute brillante, la star internationale, la talentueuse Rihanna.

Pour le pitch, c’est pas bien compliqué puisque dans la scène d’introduction, Alex et son frère Stone sont dans un bar, le premier c’est le genre trou du cul qui ne fait rien, le deuxième il incarne la réussite sociale puisqu’il est officier dans la marine. Sauf que voilà, Alex voit Sam et est subjugué par sa beauté et transcendé par son charisme digne d’un pneu crevé. Il fait tout pour la séduire, comme cambrioler un magasin, se faire taser et arrêter par les flics. Son grand-frère furieux l’oblige à prendre ses responsabilités. Quoi de mieux pour cela que de rentrer dans l’armée ? On retrouve donc quelques années plus tardAlex et Sam (qui n’est autre que la fille de l’Amiral, le supérieur des deux frères) ensemble, accompagnés par Stone à l’occasion du RIMPAC 2012. Les deux jeunes hommes participent à l’exercice mondial au large d’Hawaï. Sauf que rien ne va se passer comme prévu puisque des envahisseurs débarquent (et là David Vincent ne voit rien) et ces salauds veulent mettre une bonne déculottée au monde entier (comprendre : les États-Unis et leurs sous-fifres). Mais qui va sauver l’humanité ? Bah Alex.




Battleship c’est un petit peu Independance day sur la flotte. La comparaison est facile, et pourtant, je préfère quand même son grand-frère Emmerichien pour une seule raison : j’ai apprécié certains acteurs, et je n’ai pas peur de le dire ! Parce que bon, Battleship a beau sortir l’artillerie lourde : des gros navires, des porte-avions et autres satellites hyper développés à l’instar de son aîné, on peut pas dire que les acteurs brillent par leur performance. Le héros bien cliché du mec qui a tout raté, qui est imbu de lui-même, mais qui, dans toute cette merde, est pris d’une illumination divine, devient humble et laisse sa place à son pire ennemi (un japonais, du jamais vu sur vos écrans !) plutôt que de mener ses compatriotes, et par extension toute l’humanité à une mort certaine. On pourrait aussi voir ça comme une forme de lâcheté style « tiens, plante-toi à ma place le bouffeur de sushis », mais on n’a visiblement pas envie d’y croire. Un héros, c’est un mec qui sait quoi faire quand vient le moment, et il est prêt à se remettre en question, même quand tout s’écroule autour de lui. Après, on a son grand-frère, le mec amoureux de sa patrie, droit et avec toutes les qualités d’un bon soldat, sauf que ce gland arrive à mourir, après tout, il fallait donner au héros le moyen d’exister et de pleurer quelqu’un. L’Amiral, interprété par Liam Neeson, c’est le mec que j’ai envie de défendre, parce que j’apprécie l’acteur, même s’il n’a pas eu une carrière tout à fait stable et exemplaire… Mais je n’y arrive pas, il s’enferme dans son rôle du papa protecteur de sa fille qui met des bâtons dans les roues du héros, sans parler de son énorme capacité à être lisse tout au long du film. Et puis, je vous ai gardé le meilleur pour la fin, Rihanna qui joue ici une tête brûlée qui n’a peur de rien, qui est prête à dézinguer tous les extraterrestres qui se trouvent sur son chemin. Elle se montre particulièrement vide, puisqu’elle interprète un personnage plat, inutile avec un regard bovin et une performance assez extraordinaire à passer pour une conne. Ce rôle, le premier de sa vie, lui vaudra d’ailleurs un Razzie Award.


Oups, j’ai oublié mon Umbrella

Passons maintenant à l’histoire. Pendant la première demi-heure environ (j’ai pas compté), c’est un magasin de meubles qu’on visite, vu qu’on est confrontés à la mise en place des personnages, à la présentation des bô bateaux de l’armée américaine (m’as-tu vu, reste du monde ?), aux petits remerciements des anciens combattants, parce que faut pas les oublier ceux-là, sinon ils gueulent, et on peut bien leur faire une petite fleur avant leur mise en bière. Bref, cette partie ne sert qu’à passer le temps, parce qu’une heure quarante minutes de film, c’était trop court. Bon après, on a le débarquement des méchants avec leur supériorité en nombre et en armes. D’ailleurs, ils envoient des espèces de roues mécaniques un peu partout, c’est assez déstabilisant, moi je m’attendais à des tirs de missiles verts. Innovation, parce que ici les extraterrestres sont très résistants physiquement, mais ils ont une grosse faiblesse : ils ne supportent pas la lumière du soleil… Alors débarquer à Hawaï, c’est un peu con pour eux. Dès la capture de l’un d’entre eux par les gentils, je me dis que c’est le moment opportun pour nous faire savoir qui sont-ils, que veulent-ils, d’où viennent-ils et qu’est-ce qu’on mange ce soir. Sauf que Battleship n’a pas envie de répondre à nos questions. Battleship préfère nous montrer des batailles de Touché-Coulé grandeur nature, des défilés de leurs navires (rappelez-vous bien que les USA sont supérieurs au reste du monde)… Alors là où Peter Berg aurait pu donner un semblant d’intérêt à son film, il préfère se murer dans ce qu’il pense savoir faire le mieux, c’est-à-dire filmer à grands coups d’effets spéciaux l’avenir du monde entier qui se joue sur l’eau. Puis après tout, un vaisseau-grenouille (car les vaisseaux ennemis sautent sur l’eau, oui), c’est quand même mieux que des explications pseudo-scientifiques.

Je vous parlais d’innovation plus haut, mais Peter Berg a un petit relent de nostalgie, il aime bien nous montrer que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, alors au diable le lourd armement américain, les technologies, les bateaux suréquipés et tellement inefficaces contre l’invasion ennemie. Il faut dire bonjour au vieux USS Missouri qui a plus de bouteille qu’autre chose et ses vétérans (qui semblent squatter le navire tels des SDF). Car ce qui va sauver l’humanité, c’est certes Alex (et un peu le japonais, mais on n’en parle pas trop), mais le jeune officier va se faire aider par ses ancêtres, ces papys à qui rien ne fait peur, ni les extraterrestres, ni de passer pour des glands dans ce film. Mais vu que c’est le genre de public qui aime ce genre de film, Peter Berg prend pas trop de risque en les rameutant pour son film. Puis merde, ils servent (les vétérans comme Berg) la même cause : celle qui te dit que l’Amérique te bouffera tout cru si tu oses l’attaquer. Car oui, si vous ne l’auriez pas deviné, Battleship, en plus d’être un film grossièrement exécuté pour montrer que la catastrophe ne passera pas sur le territoire américain, montre un patriotisme des plus acharnés. On nous prêche la bonne parole : l’éternelle qui dit que les USA sont les mieux, savent tout faire et mieux que tout le monde. Puis tiens, on rajoute un petit côté après-guerre, montrant à quel point les USA peuvent être bons et cléments, puisqu’ils s’unissent avec leur pire ennemi, le Japon, lors de la bataille pour dézinguer de l’extraterrestre venu foutre sa merde. Bref, Battleship c’est la démonstration de la superpuissance américaine, de sa beauté patriotique et de son côté tellement universel (le reste du monde s’allie aux USA). Ah, et puis merde, si on rend hommage aux vieux, on va passer faire un petit coucou aux blessés de la guerre irakienne, notamment avec encore une fois, un personnage sorti tout droit de la réalité : un unijambiste grincheux qui va de son côté sauver la copine du héros et empêcher l’arrivée d’autres extraterrestres. Résultat, le blessé de guerre montre par sa présence, que lui aussi, il a sauvé l’humanité dans son combat contre les méchants. Pour finir dans l’hommage, on va passer des musiques de hard rock anglophone (AC/DC notamment), après tout, pourquoi on irait illustrer Battleship avec des chansons du monde, j’vous l’demande ?


B4 les gars ! B4 !

Je voudrais finir sur un point. En général, les films (américains ou pas, entendons-nous bien) ont la volonté d’inscrire dans les annales certaines répliques bien senties, des dialogues chouettes voire des monologues sur la réalité des choses… Ici, on donne sa chance à Rihanna, non elle ne chantera pas, mais c’est elle qui a le droit de donner LA réplique du film, LE monologue cuisant, celui qui nous rappelle à quel point le personnage est lucide et à quel point on doit avoir les jetons. Une sorte de dialogue sur la nécessité du bien et du mal (ou une autre connerie dans le genre). Parce que même si on ne la laisse pas vraiment parler (par peur sans doute), c’est quand même elle a qui on donne le droit de passer pour une personne brillante. Bref, c’est elle qui a l’opportunité de le faire, et elle va se vautrer tellement ses paroles seront ridicules et dites dans un élan si fort, si pur, si sérieux et si inquiétant, que ça renforce le risible de la chose. Alors certes, y’a que six phrases, mais c’est dit dans cette volonté de frapper fort qu’on a l’impression que ça dure trois plombes :
« My dad said they’d come. He said it his whole life. He said we ain’t alone. He said one day, either we’d find them, or they’d find us. Know what else he said? He said, « I hope I ain’t around when that day comes. » »
Impressionnant hein ?


Bref, vous pouvez voir ce film sous certaines conditions : vous êtes américains, OU vous voulez du divertissement sans utiliser votre cerveau, OU vous voulez regarder un film nul (avec des potes).
Pour la prochaine adaptation de jeu, on table sur quoi ? Puissance 4 ? Monopoly ? Scrabble ?

Un après-midi de chien

Voici le synopsis d’Un après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de 1975, réalisé par Sidney Lumet :
Des gangsters débutants braquent une banque et se retrouvent cernés par la police et les médias. Ils prennent en otage les employés de la banque. Débute alors un cauchemar qui va durer des heures…
Ce film est tiré d’un fait divers : à Brooklyn, en 1972, deux hommes tentent de braquer une banque et retiennent en otage 9 employés : l’un meurt à la fin du hold-up, le second est envoyé en prison.

L’ouverture de ce film montre divers plans de New-York, le décor est planté, cela se passe, comme le titre du film l’indique, durant un « Dog day afternoon », un de ces jours du mois d’août caniculaire aux États-Unis. Trois bras cassés rentrent dans une banque avant la fermeture, leurs intentions : prendre l’argent et s’en aller très vite. Mais tout ne se passe pas comme prévu : ils ont été mal renseignés, l’argent a été transféré en début de journée, un des trois panique et part de la banque en s’excusant… Constatant l’absence d’argent, les deux autres veulent partir, mais trop tard, la police a été alertée.
Cette parodie de hold-up est vraiment navrante : on voit que ce braquage est le premier coup des deux hommes, nommés Sonny (Al Pacino) et Sal (John Cazale). Même la responsable des caisses se moque d’eux.

Ce film a divers aspects : social, humain et surtout ordinaire. En effet, le réalisateur se contente de la simplicité et de ne jamais dépasser cet ordinaire : la réalité suffit, il reste fidèle à la réelle histoire.

Toute l’histoire est concentrée sur Sonny : c’est lui qui a eu l’idée de ce braquage, seulement personne ne comprend pourquoi… Jusqu’au moment où Léon, son mari, débarque de l’hôpital et la police apprend (ainsi que toute la presse mobilisée) que Sonny voulait de l’argent pour payer l’opération du changement de sexe de Léon.
On voit donc un personnage ordinaire, maladroit, mais apprécié (les employés de la banque vont éprouver de la sympathie pour lui, et même le défendre), peu sûr de lui, avec une belle gueule, en gros sympathique. Sa vie est exposée au grand public et ce, malgré lui. Même la foule agglutinée dehors le soutient, Sonny devient un héros, un mythe moderne car il incarne à lui seul le porte-parole des problèmes sociaux des États-Unis d’Amérique.

Car c’est là que l’aspect social du film intervient. Effectivement, Sonny aborde lui tout seul toutes les failles de la société américaine. Tout d’abord, lors de ses apparitions en dehors de la banque, avec la police où cette grande gueule se moque de la police et hurle à tue-tête « ATTICA ! ». Pourquoi « Attica » ? Parce qu’à l’époque, la prison d’Attica connut une mutinerie : celle de prisonniers noirs, qui suite à la mort d’un activiste lors d’une tentative d’évasion se retournèrent contre les gardiens et révélèrent la violence, le racisme des gardiens et les conditions de détention générales au sein de la prison.

De plus, Sonny est désormais ouvertement homosexuel : la communauté gay le soutient, et à cette époque, l’homosexualité est un véritable tabou, se révéler homosexuel est plutôt mal perçu. D’autre part, le film aborde la « stupidité » des forces de police : deux bras cassés s’en prennent à une banque, ils sont inoffensifs, mais la police débarque avec des centaines d’hommes, des tireurs d’élite et compagnie.

Enfin, l’impact des médias est également évoqué : Sonny, qui n’a rien demandé à personne a certes, voulu braquer une banque, mais sa vie est exposée au grand jour à la télévision. Ils stigmatisent les déviances de Sonny et sont donc le reflet d’une bêtise crasse. Sonny devient donc une véritable icône : il a son quart d’heure de gloire. Il exprime tous les problèmes de la jeunesse, de la société américaine de l’époque.

Ce film réaliste est porté en toute évidence par un Al Pacino plus humain et ordinaire que jamais. Il n’interprète pas Sonny, il est Sonny. Il est humain, ressent les émotions que Sonny ressent. L’absence de musique (sauf au début) contribue également à cette part de réalisme : la volonté est de faire passer un message humain, ordinaire et social. Qui dit humain, dit émotions. Et toutes les émotions sont réunies, et le spectateur y prend part. Que ce soit la panique lors de l’arrestation, la pitié que les employés/otages ressentent pour les deux maladroits et même la tension de Sal, qui ne dit presque rien mais qui est effrayant. On ressent même l’écrasement, la chaleur provoqués par ce jour de canicule, ce « dog day ».

En conclusion : un film social, dépeignant avec réalité les problèmes de la société américaine des années 70 et décrivant un personnage complexe mais humain. Une composition magistrale d’Al Pacino. Un réalisme extrêmement bien réussi, grâce à Sidney Lumet.

Deux mille bouses

Amis des jeux de mots pourris, bienvenue !

Il y a quelques jours, je me décidais à voir 2012. En effet, depuis sa sortie, je me donnais n’importe quelle excuse pour voir ce blockbuster annonciateur de la mort :
« Han ouais mais j’y crois pas, ce n’est pas possible que ça arrive, alors je ne regarde pas le film », me disais-je, en premier lieu. Mais, je m’auto-contrais en disant « Tu regardes que des films réalistes ? Jurassic Park c’est pas possible non plus et t’as bien regardé, alors trouve une autre excuse, Lu’. »
Alors 1) Oui, je me parle toute seule (et je m’appelle par mon pseudo),
2) Non, Jurassic Park c’est pas possible, c’est ma maman qui me l’a dit quand j’ai voulu chercher les moustiques de jadis sur les troncs d’arbre (imaginez mon malheur quand elle m’a dit ça),
3) Oui, les introductions pourries, vous allez vous les farcir tant que je ferai des articles.

BREF, j’ai vu 2012 ! Un film de Roland Emmerich, alias le type qui a quand même annoncé deux fins du monde en quelques années seulement. Pour les inattentifs, je fais référence au Jour d’après. Independance day ça compte pas, c’est les extra-terrestres, c’est une fausse fin du monde. Bref, ce film est avec des acteurs pas très talentueux dont je donne pas les noms parce que j’ai la flemme, cherchez sur Internet un peu, on va pas vous apporter tout cuit dans le bec, bon dieu !

Alors le type, pourquoi il a choisi 2012 pour la fin du monde ? Bah c’est à cause de la croyance très populaire et actuelle qui est : la fin du monde c’est le 21 décembre 2012, donc bah, à la fin de l’année. Ça tombe pile poil avec la fin du calendrier Maya et le monde devrait exploser/imploser/se taper une planète/se taper un astéroïde/être englouti par les eaux et les couillons qui sont dessus (nous) on devrait pas vivre, techniquement. 

L’affiche qui claque à mort !

Tout d’abord, le film commence très mal. On suit un peu tout le monde : un scientifique noir de la Maison Blanche (C’est dire si c’est une fiction) (Quoi « Obama » ?) qui apprend que le noyau de la Terre a des hausses de température, après son pote, un scientifique indien qui bosse sur ce noyau, ensuite, on voit un trouduc’… Pardon, une personne comme vous et moi (surtout vous) qui mène une vie normale (pourrie) : divorcé, job à la con, enfants chiants (faut préciser que la gamine pisse au lit à 7 ans, la honte, et que son grand frère préfère le nouveau mec de sa mère à son père biologique). Bref, le type, il a plein de problèmes, et c’est sur ce monsieur-tout-le-monde que l’histoire va se ba(i)ser.

D’abord, ce mec, il va faire du camping avec ses gosses à Yellowstone. La grande réserve hyper belle où y’a un gros volcan. Sur qui qui tombe ? Sur une sorte de Zone 51 dans le parc avec le scientifique noir et des militaires pas très urbains. Ils discutaillent, ils deviennent potes, ils s’échangent leur MSN et leur portable. Le soir, il (le mec avec une pauvre vie) tombe sur un illuminé qui a l’air plutôt pour la théorie conspirationniste et pour la négligence capillaire. Ce dégénéré va lui apprendre que le monde va se purger de ses gros cons très prochainement (être détruit quoi). Mais, par chance, il a une carte où sont situés les emplacements des vaisseaux pour les survivants.
Bien entendu, notre héros ne va pas le croire et va lui rire au nez, le bougre ! Et il va continuer son week-end tranquillou.

ATTENTION LE PASSAGE QUI VA SUIVRE CONTIENT DES SPOILERS.

Des trucs inutiles se passent. Puis, le sol américain se fend en deux, le volcan de Yellowstone commence à vibrer comme pas permis, alors le héros va prendre ses gosses, son ex-femme et le nouveau mec de sa femme sous le bras : départ pour les vaisseaux, mais avant ça, on passe par Yellowstone pour avoir les cartes, parce que les vaisseaux, on sait pas où qu’ils sont.

Et là, on a des effets spéciaux à couper le souffle devant nous : Héros va défier le sol avec sa limousine (il est chauffeur pour des russes qui sont riches), puis avec un camping-car et après, avec un avion. Il réussit à avoir les cartes à une seconde près. Effectivement, il a échappé de peu à : des flammes, un accident, le sol se fissurant et le souffle d’une explosion.
Par je ne sais plus quel délire scénaristique le groupe fondé par le héros rejoint son patron russe avec ses deux gosses moches et cons, son majordome et sa blondasse de vingt ans aux seins plus très naturels.

Héhé sans les mains !

J’accélère : après, voilà ce qui se passe en très résumé : le groupe qui réchappe de peu à l’explosion du volcan et qui a un avion dont les hélices ne craignent pas les cendres ; on apprend que les vaisseaux sont pour la haute société (politiques + riches), donc les grouillots vont tous crever ; l’avion s’écrase dans les montagnes ; le président des États-Unis fait preuve de sagesse en refusant de monter dans Air Force One pour rejoindre les vaisseaux et il crève ; il est remplacé par un gros con du style ministre vraiment méchant ; on voit le Pape et ses potes en train de se faire démolir la tronche par un gros tremblement de terre ; on voit même la fissure qui coupe très nettement la fresque de « La création d’Adam » juste entre les doigts d’Adam et de Dieu, pile poil, oui oui ; le vilain russe riche abandonne le groupe avec ses gosses pour avoir la vie sauve ; les autres se retrouvent comme des cons ; des chinois bien trop gentils les aident ; par chance, ces chinois bien trop gentils ont un membre de leur famille qui bosse sur les vaisseaux et qui peut faire rentrer gratos tout le monde dans un de ces véhicules ; un tsunami commence à arriver et même qu’il dépasse l’Himalaya (c’est pas la p’tite vague de Saint-Gilles-Croix-de-Vie) ; le scientifique noir (oui encore lui) fait preuve d’une grande pureté en ordonnant à tous les chefs d’États présents d’ouvrir les portes des vaisseaux où ils se trouvent pour laisser le plus de monde embarquer ; quelque chose bloque la porte et les eaux arrivent, viiiiite, il faut la fermer ! ; le héros la ferme (la porte hein, pas sa bouche, ça serait trop beau) ; de justesse, le vaisseau est sauvé, il se tape Air Force One sur la tronche et l’Himalaya en pleine face, mais le vaisseau résiste ; ils finissent tous heureux ; oh et puis, le continent africain a l’air encore debout ! Victoire ! Vive l’humanité ! ; le héros se retape sa femme (parce que son mec est mort, mais elle s’en fout), sa fille pisse plus au lit et son fils le re-aime. Quelle belle fin.

Vous l’aurez compris, ce film est une daube. Les personnages sont peu creusés, les scènes sont vues et revues… On enchaîne catastrophe sur catastrophe, le héros réchappe de peu à la mort au moins cinquante fois par heure, mais on veut nous faire avaler une quelconque crédibilité. Bref, c’est du Emmerich tout craché.
Bien entendu, moins d’explosions, moins de boumboum, ça aurait été plus intéressant, ça aurait permis de poser une véritable histoire, de faire évoluer des personnes, de les rendre charismatiques… Mais non, il faut du spectacle. Et bien entendu encore, la fin aurait été plus crédible si personne n’avait survécu, mais bon, faut plaire au spectateur. Et une famille qui meurt, des animaux qui meurent aussi, c’est pas plaisant pour ledit spectateur.
Moi ça m’aurait pas dérangé des scènes de désolation du monde complètement anéanti, plutôt que les sourires béats des survivants.

Voici d’ailleurs quelques petits clichés :
Tu as plein de problèmes dans ta vie ? Attends la fin du monde, ils vont se résoudre.
Tu as un chien ou un chat ? Ne t’inquiète pas, il survivra. D’ailleurs, ici Emmerich fait fort, il recréée l’arche de Noé en emportant des girafes, des éléphants… Ça nous change du chien habituel !
D’ailleurs, il est tout à fait possible de transporter une girafe dans les montagnes himalayennes, donc, dans un froid glacial par hélicoptère sans qu’elle crève.
Tu n’es pas pilote ? Tu n’as même jamais pris l’avion ? Pas de panique, des dons de pilotage vont se greffer à toi lors de cette fin du monde.
Le président américain est toujours bien et meurt. Et il est toujours secondé par une grosse truffe qui survit !
Quand la fin du monde arrive, on doit compter sur les pays du Tiers-Monde, car seuls eux survivent. Moralité : les frontières, c’est bien, mais que dans un sens.
Si tu es russe, tu es forcément riche.
A la fin du monde, tu pourras respirer sous l’eau pendant 5 minutes.
Un film sur la fin du monde ? Oui mais y’a des gens qui vivent à la fin et ça se termine bien, quand même.
Les Français roulent toujours en DS.
Ne te fâche pas avec ton fils pour une stupide histoire, car lorsque tu l’appelleras après des années de silence pour t’excuser, c’est là qu’il mourra, la gueule sous le toit de sa maison effondrée.
Les pluies de cendres provoquées par les multiples volcans en sur-activité sur toute la planète s’évaporent comme par magie en quelques jours.