Le cinéma et ses mots compliqués

Des fois j’trouve qu’on se fait bien chier avec des termes à la con, cinéma ou pas. J’me rappelle que quand j’étais plus jeune, il n’y avait que des suites de films et on disait « Film 1 », « Film 2 », « Film 3 » et ainsi de suite.
Mais des casse-couilles, adorant les termes compliqués et tentant de donner à leur œuvre une dimension intellectuelle, ou du moins, intéressante, ont voulu introduire de nouvelles dénominations au cinéma (valable aussi pour la littérature ou la télévision).

Seulement voilà, avec tous ces mots, on peut vite être perdu. Et surtout ne rien comprendre. Alors j’ai décidé de parcourir les fins fonds des Internets pour vous dénicher ces termes, d’une part pour votre culture, d’autre part pour que tout le monde se comprenne, et enfin, pour le cas où en draguant la perle rare, vous puissiez l’épater avec votre connaissance sans limite du 7ème art (sans en faire trop, faudrait pas passer pour un gros lourd, mais j’vous donne juste des pistes, pour les cours de drague, cherchez sur d’autres secteurs).

▣ La base, c’est l’Original. En d’autres termes, la première œuvre d’une saga ou franchise. Celle qui est le point de départ des mots qui suivent, et dont vont découler de multiples œuvres après, à la qualité variable évidemment (mais là n’est pas le sujet).

Sequel : C’est tout simplement la suite d’une œuvre. Ce qu’on appelle couramment « Machin 2 ».
Exemple avec Le Parrain : Le Parrain, 2ème partie est la sequel du Parrain.

Threequel : Si vous savez compter en anglais, vous savez un peu de quoi il s’agit, la suite d’une suite « Machin 3 ».
Toujours avec l’exemple du Parrain, Le Parrain, 3ème partie est la threequel du premier.

Et comme vous comptez vraiment bien en anglais, vous pouvez remplacer « three » par four/five/six/seven/eight… Quant à la neuvième suite, vu que ça commence à faire mal, on l’appelle la Nomorepleasequel.
Donc si vous suivez, le neuvième épisode du Petit dinosaure, à savoir Le Petit Dinosaure : Mo, l’ami du grand large est le nomorepleasequel du Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles (il en va de même pour les 10, 11, 12, 13, 14 et 15ème épisodes).

Prequel : Très connu puisque balancé à toutes les sauces pratiquement partout, ce terme définit en fait une suite qui se déroule avant l’original. Donc chronologiquement, la prequel d’un film est sortie (ou a été réalisée, si vous comprenez mieux) après le premier film mais son histoire se passe avant ce dernier.
C’est le cas de Prometheus dans la saga Alien. Sorti en dernier, l’histoire de Prometheus se passe bien avant le film sorti en 1979, puisqu’une trentaine d’années sépare l’action de l’œuvre sortie en 2012 avec la première aventure de Ripley.

▣ On commence à compliquer réellement les choses avec la Midquel. Heureusement, vos cours d’anglais ne vous ont pas servi à rien puisque vous pouvez deviner un peu le bousin dès maintenant. En fait, la midquel intervient alors que le premier film se passe. C’est donc une suite qui se passe en même temps que l’original. Disney en a fait pas mal, comme Bambi 2 ou Tarzan 2. Si vous êtes hermétiques aux dessins animés et pour une meilleure illustration, Saw 4 est une midquel.

▣ On enchaîne avec la Sidequel (ou Parallaquel). Bénissez là encore, votre prof d’anglais : « side » = « à côté ». Ou si vous êtes totalement hors de contrôle, pensez à la série Sliders les mondes parallèles car sliders ça ressemble à side, et que c’est « parallèle » qui va vous atteindre. Je suis la championne des moyens mnémotechniques, je sais. Donc avec cette aide de malade, j’illustre l’explication. Une sidequel est une suite qui se passe en même temps que l’original mais qui n’est pas une midquel pour autant, car on présente dans ce film les mêmes événements et situations, mais présentés sous des angles différents (on suit d’autres personnages dans ce genre de films, afin d’exposer les points de vue de différentes façons).
Pour l’exemple, Clint Eastwood a réalisé Lettres d’Iwo Jima et qui est la sidequel de Mémoires de nos pères.

▣ L’Interquel est une suite qui vient se placer entre une œuvre et une suite. Vous avez donc l’original et sa sequel et vous collez l’interquel entre les deux. L’interquel est donc utilisée pour désigner une œuvre qui intervient entre deux films d’une franchise, mais qui est sortie après le deuxième film.
Prenons la saga Fast & Furious pour illustrer ce terme. Fast and Furious premier du nom est sorti en 2001, Fast et Furious Tokyo Drift qui en 2006 et Fast Five en 2011, mais ce dernier se situe, dans la chronologie de la franchise, avant Tokyo Drift, faisant donc de l’opus de 2011 une interquel.

Laissons (un peu) tomber les termes compliqués pour parler de quelques-uns qu’on connaît déjà (ou pas du tout)…

Reboot : Celui-là, il est assez connu, vu que pratiquement toutes les sociétés de production en ont engendrés ces dernières années. « Reboot » signifiant « redémarrer » (un mot que vous devez utiliser pour votre joli PC), l’explication est simple. On refait la saga depuis le début, sans prendre en compte les films qui ont précédé, même l’original.
Pour les exemples, y’en a plein, mais je peux vous donner les Batman de Nolan, The Amazing Spiderman ou les derniers James Bond dès Casino Royale.

▣ Dans à peu près le même genre, on trouve le Remake. Lui aussi très couru en nos temps obscurs, le remake permet de pas trop se casser les noix. Il suffit juste de prendre l’idée de génie d’un réalisateur et de le copier plus ou moins fidèlement pour reproduire la même histoire, les mêmes personnages et les mêmes situations. Avec des acteurs différents forcément, et une histoire un peu plus « proche » de notre réalité, histoire de toucher au plus près le spectateur.
Très utilisé pour les films d’horreur ces derniers temps, on a eu droit, entre autres, au remake de La dernière maison sur la gauche ou de La colline a des yeux (qui ont gardé le même nom que leur modèle).

▣ Le Stand-Alone c’est un épisode d’une franchise qui est totalement indépendant des autres volets. En fait, vous n’avez pas besoin d’avoir vu les autres opus pour voir celui-ci, c’est donc un film qui développe une histoire ponctuelle et indépendante de l’histoire de la saga.
Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence est un stand-alone de la franchise avec Jack Sparrow.

▣ Le Re-imagining est un remake sans en être un. Il a pour principe de reprendre le film original mais en changeant significativement la plupart des caractéristiques du premier film : histoire, personnages, mise en scène…
Tim Burton a fait un re-imagining avec La planète des singes notamment.

▣ Le Retcon permet de modeler une franchise à son bon vouloir. Comprenez : si un réalisateur a pas envie de se casser à suivre le modèle des derniers films, mais plutôt à continuer la lancée du ou des premiers (soit les précédents qu’il oublie volontairement), il fait un retcon.
Personne n’a encore vu cet exemple puisque pas encore sorti, mais je le trouve percutant. C’est donc le film Alien 5 qui va délibérément gommer les événements à partir du troisième film (de Fincher) et continuer l’histoire après celle de Cameron du deuxième (Aliens : le retour).

▣ L’Adaptation ne mérite pas vraiment d’explication vu que ça tombe sous le sens. Mais en gros, ici on ne se base pas sur un « film original » mais sur une source externe, comme un livre, une bande dessinée, un jeu vidéo ou autre…
Les exemples ne manquent pas là encore, mais on peut citer les Watchmen, Scott Pilgrim, Shining ou encore Fight Club.

▣ La Re-Adaptation, comme vous l’aurez compris, se base sur une adaptation. Ça pourrait être un remake, mais comme le média est différent à la base, dans le sens où l’œuvre de départ n’est pas cinématographique, on l’adapte de nouveau.
On peut citer Carrie, la vengeance (2013) ou Lolita (1997) comme exemple.

▣ Dans le même style, on a la Re-Interpretation qui est une adaptation beaucoup plus poussée, étant donné qu’elle change tellement les caractéristiques de l’œuvre de départ que cette dernière se retrouve métamorphosée.
C’est le cas du film Clueless qui est une re-interpretation du roman Emma de Jane Austen ou encore de Dix bonnes raisons de te larguer qui s’est inspiré de La Mégère Apprivoisée de Shakespeare.

▣ Le Spin-Off est surtout très couru dans les séries télévisées, mais le cinéma en a quelques-uns aussi, ce qui m’oblige à en parler. Le spin-off permet donc à un personnage secondaire de l’œuvre de départ de continuer son histoire. Il devient donc dans le spin-off le personnage principal.
Les films très mauvais que sont Elektra et Catwoman sont respectivement des spin-off de Daredevil et de Batman le défi.

▣ Le Cross-Over est une sorte de spin-off mais mélangée avec une autre franchise. Dans les cross-over, on retrouve donc des personnages de sagas différentes qui sont réunis dans une seule et même œuvre.
Quelques exemples sont à noter, comme les Avengers (qui réunit à la fois Hulk, Iron Man, Thor ou encore Captain America, même si certains sont sortis après) ou encore Alien vs Predator.

Vous l’aurez compris, on peut facilement utiliser le mot « Recyclage » pour désigner tous les termes que je viens de vous expliquer, mais ça serait moins drôle. Surtout que la plupart des suites sont un peu nazes et qu’on peut désigner le titre du film au lieu d’utiliser ces mots barbares, mais je m’ennuyais un peu, donc je vous fais profiter de mon temps perdu.

Comme conclusion, j’ai envie de citer une certaine Sidney Prescott :
You forgot the first rule of remakes Jill: « Don’t fuck with the original ».

Sources :
Une jolie infographie signée Le Figaro Culture
Quelques termes très bien expliqués et là aussi
Un lexique très complet avec des schémas illustrant à merveille les explications et exactement le même texte, mais en français
Un autre lien, qui ne m’a pas servi, mais qui a l’air pas mal complet : la page anglaise de Wikipédia

Leo, je t’aime

Cher Léo,
Sache que cette lettre d’amour est sincère et honnête, et que même si je n’ai pas vu tous tes films, je suis sûre que tu es brillant partout où tu es.

Pour les novices, tu es né le 11 novembre 1974 à Los Angeles. Ce qui est un signe parce que mon frère est né le 12 novembre 1984 (comme quoi, en ne changeant qu’un chiffre, tout peut basculer), et en plus, je rêve d’aller à Hollywood. Bref : ne cherchons plus, nous sommes faits pour être ensemble.
Tu as donc 37 ans mais la différence d’âge ne m’effraie pas. Tes origines italiennes, allemandes et russes font de toi cet être particulier, si cher à mon petit cœur de jeune femme. On peut y trouver un autre signe de notre future relation réussie : je suis française, d’origine française, ce qui peut être un plus pour le brassage de cultures, tu ne trouves pas ?

A la fois acteur, scénariste et producteur, tu peux également te trouver très engagé en faveur de l’écologie, tes nombreux dons et la création de ta fondation pour défendre l’environnement. Certes, je ne trie pas très bien mes poubelles, mais je suis à fond avec toi.

Mais revenons-en à notre rencontre…

1998, je suis en CE2. Toutes les filles de ma classe parlent de toi. Des photos, des posters, des cartes postales venant de « Star Club » et autres « Fan 2 » circulent à l’école. Je fais des pieds et des mains auprès de ma mère pour qu’elle m’achète la « K7 Vidéo de Titaniiiiiiiiic mamaaaaaan, steupléééé !! ». C’est chose faite, elle craque très vite. Je regarde le film, et là, révélation, moi aussi, je suis amoureuse de toi, Jack Dawson !
Puis, viennent le CM1, le CM2, le début de la révolution : Titanic c’est que pour les bébés, et pis d’abord c’est trop nul, et Jack et ben il n’est même pas beau !
Toute ma collection de magazines et de posters à ton effigie partent en fumée : je ne t’aime plus, même, je te trouve ringard !

Nous nous séparons…

Les années passent et nous ne nous sommes plus rencontrés. Un jour, c’était en 2004 je crois, mon frère regarde un dvd : Arrête-moi si tu peux. Je n’y accorde pas d’importance. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris mon erreur.

… pour mieux nous retrouver

Puis, en août 2010, une copine me dit « Viennnnns, faut qu’on aille voir Inception au ciné ! Il a l’air trop biiiieeeeen !! ». Bof, je ne comprends rien au synopsis et ça ne me plaît guère, mais après tout, elle m’offre la place. Et là, c’est la révélation. J’aime Dom Cobb, j’aime l’histoire, j’aime les personnages, j’aime tout ! Ton personnage si fragile mais si intelligent, si amoureux mais si triste… Et puis, Leonardo, t’es quand même pas mal…

Je ne suis pas du genre à ne regarder un film uniquement parce que l’acteur me plaît, sinon j’en regarderais à longueur de journée, mais toi, tu as cette chose spéciale : tu es un acteur. Tu joues absolument bien, tu es doué et j’admire ta performance.
Je décide alors de regarder Shutter island, que je voulais voir à sa sortie en ciné, mais j’avais beaucoup trop la fainéantise d’y aller. Mais le petit plus a été toi, je dois l’avouer. Pareil : le film est génial, l’histoire, le twist final et le jeu d’acteurs est génial. Tu mènes ton personnage comme personne et ce, du début à la fin. La façon dont tu interprètes Teddy, ce personnage de prime abord simple mais si complexe et… fou…  m’a fendu le cœur. Là, je commence à avoir le palpitant en émoi, les papilles qui frétillent et même les yeux larmoyants. Leo, je crois… que je t’aime bien.
Suivent Romeo+Juliet, Les Infiltrés, Les noces rebelles, Blood diamond… Dans tous ces films, tu es vraiment épatant et brillant.

Il m’arrive même très fréquemment de taper « Leonardo DiCaprio » dans Google, dans des fiches que je fais, à la rubrique « Acteurs préférés »… J’ai bien entendu découvert tes infidélités avec Gisele, Bar et Blake… Je ne t’en veux pas, après tout, ce sont des bombes. Encore un signe ! Elles sont blondes, tout comme moi !

J’irai bien entendu voir J. Edgar et j’ai hâte de voir le projet du Diable dans la ville blanche, où tu incarneras un tueur en série…

Bien sûr, comme je te l’ai dit précédemment, j’oublie beaucoup de tes prestations, notamment L’homme au masque de fer, Gangs of New-York, mais rassure-toi, ce n’est qu’une question de temps…

Au plaisir de te revoir,

Amoureusement,

Lu’

Happy new year 2012, il paraît.

J’adore que tu aies le nez qui coule quand il fait 22°, j’adore que tu mettes une heure et demi pour commander un sandwich, j’adore la petite ride que tu as là quand tu me regardes comme si j’étais un dingue. J’adore qu’après avoir passé la journée avec toi, j’ai les vêtements tout parfumés par ton odeur et j’adore que tu sois la dernière personne à laquelle j’ai envie de parler avant de me mettre au lit.