Grabbers (2011)

Dans la lignée des comédies d’horreur portées par la Blood & Ice Cream TrilogyGrabbers est un de ces films où les personnages aiment (un peu trop) la boisson. Même qu’elle est indispensable à leur survie…

Une petite île irlandaise peuplée de pêcheurs irlandais va être traversée par une tempête pour le week-end. Seulement, ce n’est pas le véritable problème de nos charmants rouquins puisque des créatures venant des mers débarquent et veulent bouffer tout le monde. Leur point faible ? Ils détestent l’alcool. Les habitants vont donc devoir se mettre la race de leur vie pour survivre.



Ce film est un bon gros délire où l’alcool est la meilleure défense possible, et aussi la meilleure arme contre les envahisseurs ennemis. Le pitch sonne comme un navet et pourtant, le rendu est tellement impeccable que même si l’histoire est ridicule, on se prend au jeu avec une facilité déconcertante. La faute à l’interprétation et à la mise en scène menées avec brio pendant toute la durée du film.
Grabbers est un film sans grande prétention, si ce n’est celle de divertir les troupes pendant une heure et demie, d’envoyer du fun et de tourner en dérision les films du genre.

Alors certes, les premières minutes sont chiantes, on pourrait vite assimiler ça à de la série Z qui nous ferait regretter le voyage. C’est un peu lent et le développement peine à arriver. Mais dès qu’on prend nos marques, c’est parti pour le délire. Pour le côté science-fiction, les monstres sont tout ce qu’il y a de plus monstrueux : moches et méchants. Ils me font d’ailleurs penser à ceux vus dans Edge of Tomorrow avec d’énormes tentacules. Pour le côté humour à la con, là aussi, pas de déception, ça fait souvent mouche puisque les blagues fusent et sont drôles, tout comme les situations et les personnages (voir des gens pétés, c’est souvent drôle, non ?) On se laisse donc prendre facilement au jeu, on rentre vite dans le délire, sans avoir réellement besoin d’être aussi bourrés que nos bonnes gens à l’écran, même si je ne vous le cache pas, il est tentant de se servir un petit verre, histoire de suivre le mouvement et surtout, de résister à la potentielle invasion de monstres tentaculés, on sait jamais.



Les personnages, bien que fort clichés sont attachants. Entre la policière fraîchement débarquée de la grande ville qui tente de faire sa loi, son collègue totalement porté sur la bouteille, mais aussi les villageois : le vieux bourru complètement défoncé, le prêtre en pleine guerre protestante-catholique, le scientifique un peu barré et admiratif et les tenanciers du bar qui font leur boulot tant bien que mal… Personne ne nous fait regretter ce moment. Les deux policiers notamment, qui sont les personnages principaux, n’échappent pas à la romance obligatoire mais sont drôles dans leur échange de rôles : elle se voit contrainte de boire alors que lui doit rester sobre pour veiller sur tout le monde, et je dois dire que la jeune femme se révèle fort drôle une fois décoincée. Le seul regret que je peux avoir, c’est que son collègue est trop « sage » une fois sobre. En fait, je dois dire que même si le film ne se prend pas au sérieux et que c’est un petit budget, l’interprétation est vraiment réussie, tant pour les premiers rôles que pour les autres.
A côté de ça, les décors sont très réussis, les paysages d’Irlande étant peu dégueulasses à voir, on ne pouvait pas vraiment espérer moins, les monstres comme dit plus haut sont assez bien réalisés, même si ce n’est pas la perfection absolue… Les scènes et situations, bien que faciles, ne sont jamais de trop et apportent leur petit plus à l’histoire. En réalité, le but est de divertir, d’amuser, de faire rire, tout ça avec une histoire de base totalement conne et assumée, donc drôle, et le développement se fait autour de cette simple volonté, sans tergiverser, sans passer à côté de quelque chose ni vouloir exécuter des pirouettes improbables pour amuser la galerie. Non là, on a déjà notre recette gagnante dès le synopsis, alors pourquoi faire autre chose ? Là où je veux en venir, c’est que l’œuvre ne s’embarrasse pas d’histoires parallèles, d’explications ou autres : on voulait voir de la connerie « responsable » sans se prendre la tête et en rigolant, c’est exactement ce qu’on a. On a vraiment l’occasion de voir ce qui se passe quand des gens doivent se bourrer la gueule pour rester en vie. 


Quelques jolies références sont à apercevoir, sans sombrer dans la caricature ignoble. En effet, on peut vraiment dire que Grabbers nous montre sa patte et tente de se détacher de ses compères, même si bien entendu, ça ne sera jamais du Edgar Wright, mais sieur Jon Wright est bien parti pour le talonner.
Donc j’insiste : si vous voulez voir quelque chose d’intelligent, de subtil et de compliqué, ne voyez pas Grabbers parce qu’ici, tout est facile.

Pour finir, c’est une excellente surprise et j’ai eu un petit coup de cœur pour ce film.

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