Django Unchained

Je sors de la salle, toute enjouée…
J’ai vu le tant attendu Django Unchained, dernier né de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz et Leonardo DiCaprio en rôles principaux. Ça pourrait être (pas dans l’ordre) Le bon, la brute et le truand, mais il paraît que le premier nom du film, en hommage à ce dernier était The Angel, The Bad And The Wise.

Pas besoin de vous refaire un topo de l’histoire, je vous ai déjà fait un petit résumé dans la sortie de la semaine de 16 janvier 2013. Si ça ne vous suffit pas, retenez ces mots-clés :
2 ans avant la guerre de Sécession, esclaves, affranchissement, chasseurs de primes, négrier, femme à sauver… Ça donne un savoureux western pas mal violent à la sauce spaghetti.

Car oui, ce qui choque en premier dans Django Unchained, c’est sa violence.
Sang qui gicle à foison ? Oui.
Personnages qui tirent sur tout ce qui bouge ? Oui.
Fouettage d’esclaves ? Oui.
Et le tout, sans sous-entendu, cela va de soi.
En d’autres termes, on a des scènes de baston tirée de revolver et de fusil qui font gicler le sang à tarbass. Des scènes de tortures au fouet, des chiens qui mangent un homme vivant…
Mais je le dis, le meilleur, ça reste les gunfights (notamment la scène finale au Candyland) où le sang pisse de façon abondante et comique (volontairement).
Même les paroles sont parfois crues, on rabâche le mot « nègre », on parle de « négriers », ça peut choquer, mais il faut ce qu’il faut pour aborder un sujet aussi controversé !
Pas de doute, la tapisserie est refaite dans ce film.

L’humour est aussi présent dans ce film. Car comme je vous l’ai dit il y a un instant, une volonté de comique se crée ici. La violence est parfois comique (avec le sang), mais aussi certaines scènes et certains dialogues le sont. Une scène du faussement KKK qui tourne à la dérision, Foxx costumé en valet bleu, des paroles sympathiques… Bref, on sourit !

Donc les références au western sont…
Les paysages désertiques et magnifiques, les scènes de gunfight, et globalement, tout ce qui rapporte à la violence.

La fin me fait penser à Kill Bill (vol. 1)The Bride épargne ceux qui n’y sont pour « rien » dans cette histoire et garde au chaud les méchants, les vrais pour se venger. C’est exactement ce que fait Django, mais je ne vous en dirai pas plus.

Un très bon choix d’acteurs, comme d’habitude. Tarantino sait comment ne PAS nous décevoir, ici il embauche Foxx qui est parfait dans son rôle, volontairement négrier, assoiffé de vengeance envers les blancs, ami de Schultz. Et DiCaprio, enfin en méchant et avec des dents pourries : cruel, autoritaire et impassible… Enfin, il reprend Waltz avec lui qui devient un gentil, contrairement à son rôle dans Inglorious Basterds, ici il est sympathique, rapide et surtout, il a la gâchette facile.

La musique est très Tarantinesque. Comprenez : non seulement bonne et entraînante mais aussi et surtout de plusieurs genres.
Car c’est exactement ce qu’on a ici : de la soul, des musiques de films déjà existantes et même du rap (!)
Quelques extraits (mes préférés) :
Anthony Hamilton & Elayna Boynton – Freedom
Glasses Malone – Let it go
Jerry Goldsmith ft. Pat Metheny – Niicaragua

En bref, un bon western spaghetti signé Tarantino au plus haut de sa forme… A découvrir immédiatement au cinéma !

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