Buried VS 127 heures

D’un côté, on a Rodrigo Cortés qui a réalisé Buried. De l’autre, on a Danny Boyle avec son 127 heures.
Deux jeunes beaux gosses d’Hollywood : Ryan Reynolds pour le premier, James Franco pour le second.

Thème : le huis-clos.
Histoires :
Buried, c’est l’histoire d’un chauffeur de camion en Irak, Paul Conroy enterré vivant dans un cercueil en bois. Son seul moyen de contact vers l’extérieur ? Un téléphone portable. Il a également un briquet, des tubes phosphorescents, une lampe et un couteau.
127 heures, c’est l’histoire d’un randonneur, Aron Ralston qui part dans les gorges de l’Utah sans prévenir personne et qui se retrouve coincé le bras contre un rocher dans un canyon. Il est parti avec quelques provisions mais il n’a pas vraiment prévu de se retrouver bloqué. Ce film est basé sur la vraie histoire du vrai Aron Ralston.

Certes, Paul Conroy a été enfermé et a quelques contacts avec l’extérieur (avec celui qui l’a enfermé notamment) et Aron Ralston s’est retrouvé là de son propre chef et n’a pas de contact, mais ces deux films ont des points communs : les personnages ont peu de temps à vivre, une possibilité de bouger extrêmement réduite et surtout, un contact vers l’extérieur très pauvre (voire inexistant), ce qui donne à ces deux films la possibilité de décrire un huis-clos où l’on ne verra que le personnage principal.

MATCH !

Buried – Le tragique

Faire un film sur un homme enfermé dans un cercueil impliquant aucune action et aucun autre lieu a été le défi relevé. Ceux qui sont allés voir Buried dans le but de voir un thriller avec des explications et des secours cherchant l’endroit où se trouve Paul ont dû être déçus. Car ce qu’est Buried, c’est un thriller psychologique, basé d’un seul point de vue (normal) avec un seul plan : un mec dans un cercueil. Il était donc très dur de relater cette histoire sans ennuyer le spectateur. En fait, ce film pourrait se résumer en « sortira ? sortira pas ? », et ça, on ne le saura qu’à la fin. Et cette fin arrive bientôt car le temps qui reste au personnage est très court. En attendant, on nous place une petite intrigue, on nous donne des indices, bref, on essaye de nous accrocher. Ce film est très sombre, tant au sens propre (on est dans un cercueil) que figuré.
Il est très intéressant de voir Ryan Reynolds dans ce rôle, c’est pas un grand acteur, mais incarner ce personnage dans cette situation change et montre que ce comédien peut endosser des rôles graves et tragiques.

127 heures – L’espoir

Le début est mouvementé, les images se succèdent, on voit le personnage tour à tour au volant d’une voiture, à vélo, nager, sauter, courir. Jusqu’à ce qu’il tombe et qu’un rocher s’écrase sur son bras droit. 127 heures est également psychologique mais n’est pas un thriller, on voit Aron en train d’agoniser, de souffrir du froid, du manque d’eau, de nourriture, ce qui le fait délirer : il filme ses délires et il enregistre des messages à sa famille. On le voit pleurer, boire son urine, se remémorer ses souvenirs (bons comme mauvais) mais aussi plein d’espoir, ce qui le pousse à se couper le bras pour s’en sortir. Ce n’est pas une surprise et ce n’est pas non plus du spoil’ : tout le monde sait ce qui se passe à la fin. L’idée était donc de relater les agissements, les pensées d’un homme seul dans une situation assez extrême et insolite. 127 heures est plus coloré, plus optimiste. Comme son nom l’indique, l’histoire se passe sur plusieurs jours. 127 heures a une bande originale assez éclectique et plutôt bonne (bon Plastic Bertrand par contre…).
Ici, j’ai trouvé l’interprétation de James Franco très bonne, passant de la folie à la lucidité avec une grande facilité.

VERDICT

127 heures gagne sans conteste ce match. L’idée du huis-clos est peut-être mieux retranscrite dans Buried mais j’ai trouvé 127 heures plus convaincant. Aron pète les plombs, se « met à nu » devant sa caméra et agonise davantage par rapport à Paul. Je trouve ce film, bien que dramatique, rempli d’espoir et transmettant des messages de courage et de sacrifice assez impressionnants. Cela nous laisse également pensifs : si j’étais dans son cas, qu’est-ce que j’aurais fait moi ? Personne ne le sait mais en tout cas, on sait ce que lui a fait, et ça ne laisse pas indifférent. Certes, le fait que 127 heures soit une histoire vraie pèse beaucoup sur ce point, mais la volonté du film était de nous faire avoir de l’empathie voire de la compassion pour Aron.

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