Footloose (1984)

Je tiens à vous parler d’un film cultissime qui a bercé mon enfance et que j’ai revu hier soir les yeux pétillants, j’ai nommé Footloose, la version de 1984.
Alors je tiens à vous dire d’ores et déjà qu’il n’y aura pas de comparaison avec la version sortie en 2011 parce que je ne l’ai pas vue et que je ne veux pas la voir pour plusieurs raisons que j’aborderai dans cet article.

Le pitch de Footloose, casting, nominations, synopsis et anecdotes

Réalisé par Herbert Ross, ce film a été la consécration pour Kevin Bacon qui y joue le personnage principal celui de Ren McCormick. Certes celui-ci avait joué dans d’autres films auparavant, mais c’est grâce à Footloose en 1984 qu’il devient l’idole de toute une génération. Ce film compte aussi sur des acteurs comme Lori Singer jouant le rôle d’Ariel Moore, Chris Penn qui est Willard, ou encore John Lithgow (Shaw Moore), Sarah Jessica Parker (Rusty), Dianne Wiest (Vi Moore)…

Footloose a été nominé aux Oscars, Golden Globe et Grammy Award pour la meilleure chanson (Footloose interprétée par Kenny Loggings) et la meilleure bande originale.

Tout juste arrivé de Chicago avec sa mère, Ren, amateur de danse et fan de rock’n’roll arrive dans une petite ville, Beaumont, très conservatrice où le révérend, Shaw Moore a banni la danse et les musiques suite à un accident de la route dû à une fête où son fils a été emporté. Ren devient alors pour les jeunes de la ville un espoir et pour le révérend et ses sympathisants une réelle menace : il ne tient pas à se défaire si facilement de ses habitudes urbaines de danse, de musique et tient à montrer que la danse ne mène pas à la dépravation totale des esprits et des corps.

Il faut savoir que cette histoire n’est pas inventée de toute pièce, elle est inspirée de la ville d’Elmore City (Oklahoma) où la danse était bannie depuis de longues années, jusqu’à ce qu’en 1978, un groupe de lycéens renverse cette loi.
D’un point de vue plus personnel, Kevin Bacon c’est l’homme de ma vie #5. De plus, comme vous pourrez le remarquer, dans le film, son prénom est Ren, ce qui se rapproche de mon pseudo habituel Oren. Coïncidence ? Je ne crois pas. (Oui, cette partie anecdotique c’est vraiment pour peupler).

Analysons, du moins, essayons…

Bon, on se l’avoue, on se dit tout, ce film est sans surprise, rien qu’en lisant le synopsis, on sait ce qu’il va se passer à la fin et ce n’est pas un spoiler que de le dire : une fête avec de la danse va avoir lieu sous le consentement du révérend.
Alors pourquoi faire un article sur un film dont on connaît déjà la fin et surtout, qu’est-ce qui nous donne envie de le voir ?
Tout d’abord, je parlerai du contexte : un film comme celui-ci a certes, beaucoup plus de mal à passer à notre époque. En effet, rien qu’à voir les clips de musique où toutes les nanas sont à poil et que la dépravation fait rage, on se demande bien pourquoi ce film a été « le film d’une génération ». Alors il est vrai qu’il faut se glisser, pendant la durée du film dans l’année 1984, où la danse n’était pas perçue comme maintenant. C’est pour ça que je refuse de voir la version de 2011 de ce film : faire avaler à tout le monde qu’à notre époque, la danse est proscrite et conduit au Mal, ça devient un peu plus complexe et absurde. Personnellement, ma mère m’a bercée aux Dirty Dancing, Flashdance et autres Footloose durant mon enfance, alors les films musicaux j’en ai bouffé et j’adorais. Ceci explique peut-être l’état de mon cerveau actuel. Cependant, je précise, pour les réticents que Footloose n’est pas un film purement musical : on nous montre au grand maximum trois ou quatre scènes de danse, donc on n’est pas plongés dans l’euphorie musicale durant tout le film. Je ne vois plus Footloose comme j’ai pu le voir dans les années 90, mais il reste à mes yeux un film culte et très plaisant car il a beaucoup de points forts.

Mais avant de m’attaquer aux points forts, je vais passer par le point faible du film : l’espèce de morale qu’on essaye de nous faire bouffer, cette morale anti-puritaniste clamant « leave teenagers alone ! » est un peu brouillonne et naïve. Comme je vous l’ai dit plus haut, on sait ce qui va se passer à la fin, alors le côté conservateur est juste un prétexte qui fait durer le film… Malheureusement. Mais apparemment, ce côté contestataire, libertaire et cette quête d’identité par la danse et la musique a plu à l’époque, et Footloose a été le phénomène d’une génération qui a voulu s’affranchir des codes dictés et imposés. C’est moins sûr que ça plaise maintenant.

Seulement, on voit pas vraiment Footloose pour s’en prendre plein le cerveau, si vous voulez de la complexité, je vous déconseille ce film. Toutefois, si vous voulez voir un jeu d’acteurs très intéressant, vous pouvez rester.
Entre Kevin « Graouuuuuu Cœur Cœur » Bacon qui se dévoile dans des scènes de danse, qui est looké comme un rockeur et qui a une répartie de feu, une Lori Singer qui tient tête à son père et prend des risques physiques comme pour se rebeller contre cette figure paternelle, Chris Penn qui campe un brave gars un peu bourru apprenant à danser, John Lithgow qui est la personne autoritaire et très admirée (et crainte) par son entourage et les habitants de Beaumont… Tout ce petit monde est excellentissime.

De plus, les scènes de danse, qui sont assez espacées, ce qui nous évite de tomber dans la comédie musicale chiante sont assez bien exécutées et mises en scène : je parle notamment de celle où Ren pète un câble et utilise comme exutoire la danse dans un entrepôt désaffecté. Il nous offre ainsi une bonne scène de danse et nous montre tous ses talents. Les scènes où Willard apprend à danser son aussi exquises : aidé par son ami Ren, celui-ci apprend petit à petit, dans divers endroits à se servir de son corps et à bouger en rythme. D’ailleurs, ces scènes où Chris Penn danse ont été rajoutées car l’acteur ne savait réellement pas danser, immersion totale. Enfin, la scène finale où tout le monde se lâche au bal : break dance, rock’n’roll et slow, on en prend plein les mirettes et c’est quand même chouette de voir tout ce petit monde s’agiter après des années d’interdiction.

Les autres scènes sont elles aussi sympathiques, ne serait-ce que la scène d’ouverture où le thème du film, au titre éponyme et interprété par Kenny Loggings nous plante sur une scène de pieds qui dansent. L’effet direct est d’avoir envie de danser. Je vous laisse regarder cette fameuse scène ici.
Une scène est aussi notable. Celle de la « bataille de tracteurs ». En effet, pour prouver qu’il a sa place à Beaumont et surtout pour se la jouer face à Ariel, Ren est contraint de conduire un tracteur et de foncer sur le petit ami d’Ariel. Le but : celui qui saute en premier a perdu. Cette scène pourrait passer pour absurde et totalement beauf’, surtout que la chanson Holding out for a hero de Bonnie Tyler est jouée, mais même pas, ça passe tout seul.

D’ailleurs, on ne pourrait pas parler de Footloose sans parler de sa bande originale qui est plutôt bonne et très années 80. Je vous laisse écouter quelques extraits ici :
Kenny Loggings – Footloose
Shalamar – Dancing in the sheets
John Mellencamp – Hurts so good

Enfin, je vais m’arrêter là avec une réplique bien plaisante :
« Chuck : Y’a qu’les tapettes qui portent des cravates.
Ren : Ah ouais, tu crois ? Y’a qu’les trouducs qu’emploient le mot « tapette » ! »

En résumé

Un film très 80’s avec une musique assez chouette, des personnages bien joués, du culte mais qui malheureusement a vieilli et n’a plus vraiment le même impact aujourd’hui. Cela dit, on nous donne droit à de magnifiques scènes, les acteurs sont tous excellents, les répliques sont bien employées et surtout, on voit un Kevin Bacon absolument talentueux et fabuleux, tant dans son rôle d’acteur que de danseur.

On pourrait comparer Footloose à Dirty Dancing, car on retrouve à peu près les mêmes codes : une certaine musique est interdite, un rebelle, une jeune un peu paumée… Mais là où Footloose dépasse Dirty Dancing c’est dans ses répliques (parce que le coup du cheval sauvage, hein…) mais aussi dans ses personnages beaucoup moins naïfs et sa musique plus énergique.

Donc à voir, pour Bacon, les performances des acteurs et pour toutes les raisons que j’ai citées, mais à éviter si vous ne pouvez pas vous imaginer le contexte, ce qui est compréhensible. Et surtout, à voir dans la version de 1984.

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