Bienvenue à Gattaca

Ayant revu Bienvenue à Gattaca il y a peu de temps, je voulais ressortir un article que j’avais écrit il y a des années.

Petite présentation de ceux qui ont fait le film :

Le réalisateur est Andrew Niccol, les acteurs principaux sont Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law, Alan Arkin, Loren Dean
Bref, on n’a pas un casting de moules !

Passons au synopsis…

Dans un futur « pas si lointain », pour embaucher, nous ne discriminons plus sur la couleur de peau ou sur la religion… mais sur la génétique. Un simple test d’urine ou une prise de sang peut déterminer votre vie : laver par terre ou rentrer à Gattaca. Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales où les employés sont « parfaits » génétiquement, que ce soit dans leurs capacités intellectuelles ou physiques. Vincent veut faire partir de ces gens, son rêve depuis tout petit : visiter l’espace. Son seul problème, c’est qu’il n’est pas « parfait » : il a une espérance de vie plus que courte (30 ans), il est myope, et a des problèmes de cœur… Il est prêt à tout pour réaliser son rêve, il va même devenir un pirate génétique en se faisant passer pour un de l' »élite » avec l’aide de Jerome/Eugene, un être parfait mais en fauteuil roulant suite à un accident, dont il va prendre l’identité.

Bienvenue à Gattaca (ou Gattaca) est un film d’anticipation, l’anticipation d’un monde où la génétique règnerait. C’est donc un film sur l’eugénisme et ses dangers. Il y a en effet dans ce film, toute une série de références à l’ADN. Tout d’abord avec le titre du film « GATTACA » : cela se rapporte aux quatre nucléotides (élément de base de l’ADN), Guanine, Cytosine, Adénine et Thymine. Ensuite avec le deuxième prénom de Jerome, Eugene, faisant référence à l’eugénisme (l’art de « bien engendrer »), ou encore simplement l’escalier en colimaçon chez Jerome.

Gattaca pourrait également nous faire penser à 1984 d’Orwell. En effet, certains points se rencontrent : une société surveillée, presque manipulée et voulue comme sans écarts.

Les décors et les tenues des personnages nous font, quant à eux penser aux années 30… Comme un certain parallélisme avec le Nazisme et sa discrimination. Certes, celle-ci a changé dans le fond mais pas dans la forme.

Gattaca nous présente aussi et surtout l’histoire de deux frères, et de la rivalité qui en découle : le premier (Vincent) l’enfant de la « Providence » imparfait mais plus que déterminé et le second (Anton), son petit frère l’enfant conçu « in vitro » soit né comme « parfait ». L’aîné aura malgré sa génétique accès à un poste très « haut placé » (grâce à une usurpation d’identité) et le cadet malgré sa génétique si parfaite aurait accès à un poste plus « moyen ». On veut ainsi nous montrer qu’un code génétique ne déterminerait en rien l’obligation de la destinée d’une personne. Donc la volonté du personnage principal pour arriver à ses fins est considérable, il va se révolter contre l’ordre, le refuser.

Malgré un « oubli » médiatique, ce film qui a alors fait peu parler de lui est en fait une véritable réussite. Personnellement, la première fois que je l’ai regardé c’était lors d’un cours d’Anglais ennuyeux, je n’avais pas aimé mais je n’avais pas vu la fin, malgré mes appréhensions je me suis procuré ce film en version française cette fois-ci et ce fut une immense révélation. J’ai trouvé les acteurs dramatiques, justes, attachants bref, des rôles très bien menés. Un scénario d' »anticipation » assez apeurant mais très intéressant. Les dialogues sont géniaux, entre un mélange de froideur de la part de l' »élite » de Gattaca et de sentiments de la part du trio Vincent/Jerome, Jerome/Eugene et Irene. Les décors ou encore la bande originale suivent aussi dans les « points forts » du film, dont l’Impromptu de Schubert. Et même la fin dramatique est réussie et émouvante.

Quelques répliques qui m’ont marquée…

« Pour quelqu’un qui n’avait jamais été fait pour ce monde, j’dois avouer, que j’ai soudain du mal à le quitter. Bien sûr, on dit que chaque atome de notre corps faisait autre fois partie d’une étoile, peut-être que je ne pars pas… Peut-être que je rentre chez moi… »
(Vincent)

« – Combien y a-t-il de lancements par jour ? Une douzaine ?
– Quelquefois plus…
– Vous êtes le seul qui les regardiez tous. Si vous voulez faire semblant d’y être indifférent, ne regardez pas le ciel. »
(Irene et Vincent)

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